Libération de 227 détenus palestiniens

Libération de 227 détenus palestiniens

Prévue au départ la semaine dernière, cette mesure concerne 209 prisonniers de Cisjordanie et 18 de la bande de Gaza, selon la même source. Une commission spéciale du gouvernement israélien avait approuvé la liste de libérables, dont aucun n’est impliqué dans des attaques meurtrières contre des Israéliens. Aucun d’entre eux n’est membre du mouvement islamiste Hamas qui a pris le contrôle de la bande de Gaza par un coup de force en juin 2007.
La libération a été retardée de plusieurs heures lundi à la suite de deux recours présentés à la Cour suprême par des organisations israéliennes arguant que les prisonniers libérés risquaient de «reprendre leurs actions terroristes». La Cour a rejeté ces deux appels, après avoir suspendu dans un premier temps les procédures de libération. Le gouvernement israélien avait approuvé le 30 novembre le principe de la libération de prisonniers palestiniens comme geste de soutien au président palestinien Mahmoud Abbas à l’occasion de la fête musulmane d’al-Adha. En août, Israël avait déjà libéré 198 prisonniers. Quelque 11.000 Palestiniens sont encore détenus par l’Etat hébreu. Un haut responsable du ministère israélien de la Défense a affirmé lundi qu»’il n’y avait pas de date butoir» pour la fin de la trêve avec le Hamas instaurée il y a six mois à Gaza et censée s’achever le 19 décembre. «Lorsque nous avons accepté une accalmie il y a six mois il était clairement entendu qu’il n’y aurait pas de date butoir. De sorte que, pour Israël, la date du 19 décembre n’a pas de signification», a déclaré Amos Gilad, conseiller du ministre de la Défense Ehud Barak, à la radio publique israélienne.
Il a nié s’être rendu en Egypte pour discuter spécifiquement de la prolongation de la trêve au-delà du 19 décembre avec les Egyptiens qui avaient servi d’intermédiaire avec le Hamas. Ce voyage avait été critiqué au sein du gouvernement israélien dimanche par plusieurs ministres qui prônent des ripostes beaucoup plus sévères aux tirs de roquettes et accusent le ministre de la Défense de manquer de fermeté vis à vis du Hamas. «Si l’accalmie se poursuit, Israël la respectera. Dans le cas contraire, nous agirons en conséquence (…) et par les moyens militaires appropriés», a averti M. Gilad.

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