L’intégration des handicapés mentaux

Dans la lettre royale adressée le 10 décembre 1999 par S.M. le Roi Mohammed VI aux instances concernées à l’occasion du 51ème anniversaire da la déclaration universelle des droits de l’Homme, le Souverain avait longuement insisté sur la nécessité d’observer tous les droits des personnes handicapées. Particulièrement en matière d’éducation.
Le Souverain avait signalé que les autorités de tutelle devraient prendre en compte, lors de la décennie nationale de l’éducation et de la formation, la dotation des établissements scolaires d’espaces et de programmes pour l’intégration des handicapés mentaux dans la vie scolaire puis dans la vie active. En fait, il convient de rappeler qu’une décision émanant de la primature en juin 1995 faisait déjà état du droit des handicapés à la scolarité et à la formation.
Aujourd’hui, il existe plusieurs écoles-centres où les enfants handicapés trouvent leur place à part entière parmi les autres élèves. A titre d’exemple, l’école Ibnou Zaydoune à la préfecture de Ben Msik-Médiouna. L’établissement se trouve dans une région très peuplée, au quartier Jamila I. Il est constitué de 30 salles de cours et de 45 classes, le tout géré par 30 enseignants pour près de 1300 élèves. Certaines classes sont réservées aux 47 élèves handicapés dont 45 sont handicapés mentaux et 2 handicapés physiques. Deux classes avec leurs propres infrastructures et une salle d’éducation physique.
Au début, le nombre d’élèves était seulement de 12 avec 2 enseignants, pour atteindre 45 aujourd’hui et 4 enseignants. La catégorie principalement ciblée est constituée des enfants atteints de la maladie T 21. L’emploi du temps commence à 9 heures et se termine à midi du lundi au vendredi pour les handicapés non intégrés aux classes ordinaires. La même école a réussi jusqu’à présent l’intégration totale de 5 élèves handicapés mentaux qui poursuivent leurs études au même titre que les élèves entièrement aptes. C’est justement l’objectif essentiel du ministère de l’Education nationale. Il faut également rappeler que la communication avec les élèves handicapés se fait parallèlement en arabe et en français, avec l’utilisation de certains programmes conçus par des spécialistes français dans le domaine.
L’intégration de l’enfant handicapé au sein de l’école comme tous les autres enfants est un noble but qui devrait inciter tous les acteurs de la société civile à redoubler d’efforts pour le bien de la société. Ce qui va renforcer l’intérêt octroyé aux handicapés qui existe dans d’autres domaines comme le sport par exemple. En témoigne le rôle joué par le SOM (Spécial Olympics Maroc) créé en 1994 à l’initiative de SAR la Princesse Lalla Amina, et qui a mis en application le plan d’action de S.M. le Roi Mohammed VI en matière d’insertion des handicapés mentaux et d’amélioration de leurs conditions.

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