L’IPI condamne l’agression d’un journaliste français en Tunisie

"Les inquiétudes exprimées sur la sécurité des journalistes si le Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) organisé par l’Onu devait être tenu dans la capitale tunisenne ont été confirmées par cette brutale agression", estime le directeur de l’IPI, Johann Fritz, dans le communiqué.
Vendredi, Christophe Boltanski, un envoyé spécial du journal français Libération qui enquêtait sur la situation des droits de l’Homme, avait été blessé alors qu’il rentrait seul et à pied à son hôtel, dans le centre-ville où les mesures de sécurité avaient été sensiblement renforcées avant l’ouverture du SMSI mercredi.
Quatre hommes lui avaient vaporisé du gaz sur le visage avant de le frapper à coups de poing et de pied, et de lui donner un coup dans le dos avec un objet tranchant. Les assaillants s’étaient enfuis après lui avoir dérobé son sac contenant notamment des carnets de reportage et des documents professionnels, son téléphone portable, ses papiers d’identité et un billet d’avion.
"Nous demandons aux autorités tunisiennes d’assurer à tous les journalistes une couverture libre du SMSI (…), de poursuivre l’enquête sur l’agression de M. Boltanski et de rendre publics ses motifs et l’identité des assaillants", poursuit M. Fritz.
Lundi, les autorités tunisiennes ont indiqué que l’enquête suivait son cours, déclarant qu’un "incident comme celui-ci pouvait survenir dans toutes les capitales du monde".

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *