L’Iran réserve sa réponse à l’ultimatum de l’AIEA

«Avant ou après, quand le moment sera venu », a répondu Hamid Reza Assefi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, à qui la presse demandait si l’Iran donnerait sa réponse avant le 31 octobre. « En principe », a-t-il souligné, il est censé répondre avant cette date. « Nous avons encore du temps jusqu’au 31 octobre », a-t-il ajouté. « La résolution (de l’AIEA) est actuellement examinée par les dirigeants compétents, et cet examen n’est pas encore achevé », a-t-il dit. L’AIEA, agence onusienne veillant à la non-prolifération, a donné à l’Iran jusqu’au 31 octobre pour fournir des garanties qu’il n’a pas détourné d’uranium pour mettre au point la bombe atomique, comme l’en soupçonne une bonne partie de la communauté internationale. A défaut, il s’exposera à une saisine du Conseil de sécurité et à d’éventuelles sanctions. « Cette réponse est un travail très complexe et délicat », a-t-il fait valoir. M. Assefi a réaffirmé la vocation « pacifique » du programme nucléaire iranien, mais a aussi souligné, face à la menace de sanctions internationales, que « la République islamique (était) suffisamment puissante pour poursuivre sur la voie qu’elle s’est tracée ». M. Assefi a refusé d’envisager pour le moment de telles sanctions ou un isolement de l’Iran: « C’est aller beaucoup trop vite. Laissez-nous terminer l’examen de la résolution et faire connaître notre position; c’est seulement après que l’on pourra éventuellement parler de pressions, de sanctions ou d’isolement ». Cependant, a-t-il ajouté, « je ne crois pas que nous arrivions à une impasse, à des sanctions ou toute autre mesure ». Quant à un désengagement iranien du Traité de non-prolifération, réclamé par de nombreux conservateurs en réaction à l’ultimatum de l’AIEA, M. Assefi n’a pas « entendu dire jusqu’à présent que la position du ministère des Affaires étrangères était que la République islamique entendait sortir du TNP ». M. Assefi a dénoncé une « unicité de vues » entre Européens et Américains vis-à-vis de l’Iran. L’Union européenne comme les Etats-Unis ont fait pression pour que l’AIEA fixe une date butoir à l’Iran.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *