L’ISAF rapatrie ses soldats sur fond de polémique

«Les deux soldats sont maintenant en Grande-Bretagne. Il s’agit d’une procédure tout à fait normale et qui ne préjuge en rien des résultats de l’enquête », a ainsi expliqué mardi un officier de presse britannique, le capitaine Graham Dunlop. Les deux soldats « ne sont pas en état d’arrestation et coopèrent pleinement avec l’enquête », a ajouté le capitaine, précisant que six militaires au total du 2ème bataillon parachutiste étaient impliqués dans cette affaire, dont quatre toujours affectés à Kaboul. Un Afghan avait été tué par balles et cinq civils blessés samedi dans la capitale afghane près d’un poste d’observation tenu par six soldats du 2ème bataillon parachutiste britannique de la Force Internationale d’Assistance et de Sécurité.
Un porte-parole de l’ISAF commandée par le général britannique John Mccoll, avait alors annoncé que les soldats avaient riposté à des tirs. Mais la famille de la victime, Hamayon Yaqobi, 19 ans, a affirmé que le jeune homme avait été tué d’une balle dans la tête alors qu’il conduisait sa belle-soeur – sur le point d’accoucher – à l’hôpital.
Le capitaine Dunlop a indiqué que la police militaire britannique menait l’enquête en coopération avec la police afghane, mais que la version des faits déjà présentée par l’ISAF n’avait pas varié. « Les soldats maintiennent que c’est cela qui s’est passé et notre position n’a pas changé », a-t-il déclaré. Il a précisé qu’aux termes d’un accord entre l’ISAF et l’administration intérimaire afghane, la Grande-Bretagne avait « un entier pouvoir de juridiction sur ses soldats ». La Grande-Bretagne dirige jusqu’au mois d’avril l’ISAF qui est chargée d’assurer la sécurité à Kaboul et ses environs. Elle doit compter 4.500 hommes à la fin du mois. La famille d’Hamayon Yaqobi a demandé une compensation financière et exigé que les soldats soient jugés.

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