L’islamiste Ould Mansour se porte candidat

Le dirigeant de l’unique parti islamiste mauritanien, Mohamed Jemil Ould Mansour, est depuis dimanche candidat à l’élection présidentielle dont le premier tour est prévu le 18 juillet, a annoncé à l’AFP le porte-parole de cette formation. «Le Conseil national avait deux choix: appuyer une candidature unique du Front anti-putsch ou opter pour une candidature interne du parti», a expliqué M. Ould Wedia au nom du Rassemblement national pour la réforme et le développement (RNRD). «La majorité des membres du conseil a pris l’option d’investir son président, tout en conservant une coordination avec les forces du changement», a ajouté le porte-parole. Il s’agit de la première candidature d’un islamiste à la présidence de la République islamique de Mauritanie depuis la légalisation, en 2007, de l’unique parti se réclamant de la religion. Le député Jemil Ould Mansour, 45 ans, a essentiellement prôné ces dernières années un Islam tolérant, démocratique et rejetant la violence.
Depuis 10 mois, il a beaucoup milité contre la prise du pouvoir par l’armée, aux côtés d’autres responsables de la coalition anti-putsch. Ancien leader de l’Organisation estudiantine islamique, il avait été emprisonné plusieurs fois sous le régime de Moâouiya Ould Taya. Son parti compte cinq députés à l’Assemblée nationale. En mai 2008, deux de ses membres avaient fait leur entrée au gouvernement, sous le régime du président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi, quelques mois avant le coup d’Etat. Mais les députés frondeurs de la majorité présidentielle avaient contesté l’ouverture du gouvernement à l’opposition et les deux ministres du RNRD n’avaient pas été reconduits en juillet 2008. Rappelons que les différentes forces politiques mauritaniennes qui étaient en négociation à Dakar, sont parvenues à un accord cadre sur l’organisation de l’élection présidentielle le 18 juillet, pour le 1er tour et le 1er août 2009 pour le second tour. L’accord cadre paraphé par les négociateurs des trois grands pôles de la vie politique mauritanienne, à savoir : le Front national pour la défense de la démocratie (FNDD), le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) et la majorité parlementaire soutenant le général Mohamed Ould Abdel Aziz, prévoit la mise en place d’un gouvernement transitoire d’union nationale. Les portefeuilles de ce gouvernement sont répartis de façon paritaire entre les différents pôles, souligne le texte de l’accord, qui précise que le Premier ministre sera nommé sur proposition du général Abdelaziz après consultation des dirigeants des autres pôles.

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