L’OCI et l’UE plaident pour deux Etats

Le conflit israélo-palestinien et la menace d’une attaque américaine contre l’Irak ont formé la toile de fond du forum, des chefs de la diplomatie de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et de l’Union Européenne (UE), qui a rassemblé les représentants de 71 pays à Istanbul. Un forum qui se proposait de lutter contre les préjugés et l’amalgame créé entre terrorisme et islam après les attentats du 11 septembre et d’améliorer le dialogue entre Chrétiens et Musulmans.
L’OCI et l’UE ont appelé, dans une déclaration commune adoptée à l’issue du forum sur le dialogue entre civilisations, à renforcer la tolérance et la compréhension entre l’Occident et le monde musulman, et leur coopération mutuelle. Le texte souligne que «pour que la paix et l’harmonie prévalent, le conflit du Proche-Orient doit être réglé de façon juste et globale, en accord avec les lois internationales et les résolutions afférentes du Conseil de Sécurité. Dans ce contexte, la solution «deux Etats » contribuera à amener la paix et l’harmonie aux peuples concernés».
Les participants estiment, par ailleurs, que «le terrorisme ne peut être justifié par quelque raisons que ce soit. il reconnaît sa responsabilité commune dans la lutte contre toute forme ou manifestation de terrorisme dans le cadre de l’ONU». Ces «actes brutaux de terrorisme ne peuvent être expliqués ou justifiés par des raisons culturelles ou religieuses».
Mais le 11 septembre «a réveillé la conscience du besoin de discussions de tous les côtés pour une meilleure compréhension». Nombre de responsables arabes souhaitaient que ce communiqué contienne une définition du terrorisme. Mais les pays européens ont refusé, arguant qu’elle existait déjà dans la Déclaration universelle des droits de l’Homme et dans les textes onusiens.
Plusieurs ministres européens -dont l’Allemand Joschka Fischer et le Britannique Jack Straw- ont souligné qu’un tel dialogue devait aussi aborder les sujets de fond, sans se contenter d’un consensus de surface : diversité culturelle, rôle des femmes etc.
Leurs homologues arabes ont rappelé que le terrorisme et l’action violente n’étaient pas l’apanage du monde musulman et dénoncé l’hégémonie et le paternalisme des pays occidentaux dans leurs relations avec les autres cultures. Pour sa part, le secrétaire général de l’OCI, Abdelouahed Belkziz a déploré que les tristes évènements du 11 septembre soient exploités contre l’Islam, soulignant que les droits de l’Homme, auxquels le monde occidental est attaché du fait qu’ils font partie de sa culture sociale, ne doivent nullement être sélectifs. De même, M. Belkziz appelé à rétablir une image juste de l’islam et des musulmans dans les médias occidentaux.

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