Londres se donne le droit d’attaquer l’Irak à l’arme nucléaire

Lors d’une interview télévisée, le ministre britannique a ajouté que Londres peut en outre faire usage de la force contre l’Irak sans mandat des Nations Unies si le président irakien Saddam Hussein est considéré comme une menace. Geoff Hoon avait brandi une première fois cette semaine la menace d’une action nucléaire contre l’Irak si ce pays recourait à des armes de destruction massive. «Ils (les Irakiens) peuvent être absolument certains que, dans les conditions appropriées, nous serions disposés à utiliser nos armes nucléaires», avait-il indiqué dans des remarques faites devant les parlementaires.
La secrétaire britannique pour le Développement international, Clare Short, avait estimé pour sa part vendredi que toute action militaire contre Saddam Hussein requérait un mandat spécifique des Nations Unies. Short, qui est considérée comme réservée sur le soutien apporté par le Premier ministre Tony Blair à une attaque américaine contre l’Irak, avait lancé un appel pour une «discussion plus sophistiquée du problème».
Jack Straw, le ministre des Affaires étrangères, a, quant à lui, estimé dans une déclaration faite dimanche matin que Saddam Hussein était «coupable d’avoir échoué» dans le respect des obligations internationales de son pays. Jack Straw a souligné que les gouvernements britannique et américain n’avaient pas pris de décision sur une action militaire contre l’Irak et que toute action serait prise conformément au droit international.
Le ministre avait cependant averti que si Saddam Hussein continuait de s’opposer au retour en Irak d’inspecteurs internationaux sur les armes de destruction massive de son pays, «la question du droit international pourrait être reconsidérée».

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