L’opposition iranienne neutralisée en France

Mardi à l’aube, la police française a lancé une vaste opération contre le mouvement d’opposition iranien dans la région parisienne. Ce raid, qui a mobilisé pas moins de 1.300 membres des forces de l’ordre, s’est soldé par l’arrestation de quelque 160 personnes, dont Maryam Radjavi, l’épouse du chef du groupe Massoud Radjavi, ainsi que son frère, le Dr Saleh Radjavi. La police a aussi précisé avoir découvert 1,3 million de dollars, une centaine de paraboles et « du très gros matériel informatique ». Installé en Île-de-France, le mouvement disposait d’un complexe de villas, siège du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) depuis 1981. Dirigée par la DST sur ordre du juge anti-terrorisme Jean-Louis Bruguière, l’opération devait durer toute la journée sur treize sites situés dans la même zone.
Les Moudjahidin du peuple sont accusés d’« association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme et financement d’entreprise terroriste ». Ils figurent sur la liste des mouvements terroristes de l’Union européenne et le ministère français de l’Intérieur a dit considérer leur complexe comme « une base organisationnelle, logistique et opérationnelle au financement douteux ».  Les membres de cette formation, qui a participé à la révolution iranienne en 1979 avant d’être chassée du pays, ont qualifié mardi de « grotesques » ces accusations de « terrorisme ». Leur porte-parole, Ali Safavi a assuré que « où qu’ils soient (les Moudjahidin) ils ne sont absolument pas impliqués dans des activités illégales dans leur pays d’accueil ». Selon lui, la France « tente de s’attirer les bonnes grâces du régime fondamentaliste en Iran », les arrestations faisant partie d’un « complot concerté » entre les deux gouvernements.

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