Mali : des hommes armés s’emparent de deux camps militaires

Selon ces sources contactées par téléphone depuis Bamako, ces hommes "enturbannés" ont pris par surprise vers 6H00 locales (et GMT) les quelques dizaines de militaires qui se trouvaient à l’intérieur du camp "Abdoulaye Soumaré", et en ont pris le contrôle de brefs combats à l’arme légère.
La même source a confirmé à l’AFP que des coups de feu ont été tirés  "avant, pendant et après" la prise de contrôle de ce camp situé au sud de Kidal.
Une vingtaine de militaires maliens neutralisés par les assaillants se trouvaient retenus en otage à l’intérieur de ce camp après l’attaque, a précisé un officier présent au moment de l’offensive.
Deux heures plus tard, une partie de ces mêmes hommes circulant à bord de "pick-ups" se sont emparés dans des conditions similaires d’un deuxième camp situé à environ un kilomètre plus à l’est, ont rapporté des sources militaires  et administratives.
Ces sources ont précisé que les assaillants avaient "vidé les magasins  d’armes de ces deux camps", toujours sous leur contrôle à 9h00 locales.
Aucune des sources contactées par l’AFP n’a pu préciser s’il y avait des victimes ou si les assaillants étaient ou non des anciens membres de la  rébellion touarègue qui a déstabilisé la région dans les années 1990.
En mars 1996, une cérémonie dite "Flamme de la paix" avait été organisée à Tombouctou (nord), pour marquer officiellement la fin de cette rébellion.
La plupart des ex-rebelles ont intégré l’armée malienne mais plusieurs  d’entre eux ont mené ces dernières années des actions de désertion ou de rupture de ban assorties de revendications pour le développement de leur  région.
Le lieutenant-colonel Hassan Fagaga, un ex-commandant rebelle touareg qui avait ensuite incorporé l’armée, avait pris le maquis mi-février avec une poignée d’hommes armés pour exiger notamment des mesures en faveur de la région de Kidal et des ex-rebelles intégrés dans l’armée.
Il avait accepté de rentrer dans le rang mi-mars, alors que le gouvernement s’était engagé à ne pas prendre de sanctions contre lui et à étudier ses doléances.

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