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Manifestations anti-Maliki à Bagdad

Des contacts ont été établis entre le gouvernement irakien et le mouvement sadriste pour tenter d’apaiser les violences qui ont déjà fait plus de 50 tués et des centaines de blessés, en majorité des civils. Des groupes de partisans de Moqtada Sadr ont manifesté jeudi sans incident dans les bastions du mouvement à Bagdad: Sadr City, dans le nord-est de la capitale irakienne, et Kadhimiyah, sur la rive ouest du Tigre. Le vaste quartier populaire de Sadr City, qui abrite plus de deux millions d’habitants, a été totalement isolé du reste de la ville par des barrages des forces de sécurité irakiennes et par des troupes américaines. «Maliki, tu es un traître ! Maliki est un agent américain ! Maliki, quitte le gouvernement !», a scandé la foule rassemblée devant le bureau du mouvement sadriste, qui exige une plus grande participation aux décisions politiques.
A Kadhimiyah, des manifestants ont porté un cercueil sur lequel ils avaient déposé un portrait du Premier ministre entouré d’un drapeau américain. Ils ont distribué des tracts exigeant la démission de M. Maliki et la fin des combats. «Cette manifestation exige la démission du gouvernement Maliki qui a fait la démonstration de son échec», a déclaré à l’AFP Cheikh Ayad al-Kaabi, un responsable sadriste. « Nous voulons dire à Maliki qu’il est manipulé par les forces d’occupation et qu’il est une carte perdante », a-t-il ajouté. Des émissaires du gouvernement irakien et de Moqtada Sadr ont toutefois pris contact jeudi pour tenter d’apaiser les violences dans le sud de l’Irak et à Bagdad, selon Liqa ali-Yassin, député du bloc sadriste au Parlement. Ali al-Adib, membre du parti Dawa de M. Maliki, conduit depuis Bagdad la délégation gouvernementale tandis que Liwa Sumaysim, le chef du bureau politique sadriste à Najaf (sud de Bagdad), représente le mouvement du jeune chef radical. Ils ont prévu de se rencontrer à Bassorah.
Moqtada Sadr avait réclamé des négociations et a appelé ses partisans à lancer une campagne de protestation nationale contre les « attaques » dont son mouvement est la cible. M. Maliki, qui supervise les opérations militaires à Bassorah, a lancé mercredi un ultimatum de 72 heures aux miliciens pour qu’ils déposent leurs armes.

• Salam Faraj (AFP)

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