Merkel sera-t-elle chancellière ?

Merkel sera-t-elle chancellière ?

Avant d’entamer sa carrière politique, elle était chercheuse à l’Institut de physique-chimie de l’Académie des sciences de Berlin-Est.
Âgée de 51 ans, une protestante, divorcée, remariée et sans enfants, Angela Merkel se révèle d’être une rivale de taille pour le chancelier d’une Allemagne en pleine crise économique et sociale. Selon les derniers sondages, le Parti chrétien-démocrate (CDU), dont elle est la présidente, devance toujours le parti du Gerhard Schröder, le SPD (40,5 % d’intentions de vote contre 34,5 %).
Fille d’un pasteur protestant, Angela a pris la peine de soigner son look. Un année, avoue-t-elle aux médias, lui avait permis d’avoir l’apparence d’une femme battante aux cheveux courts et au regard serein. Originaire d’Hambourg, «Angie» était, dès sa jeunesse, une fille très ambitieuse.
À l’Université de Leipzig où elle étudie la physique, elle devient secrétaire générale chargée des Activités culturelles et de l’Agit-prop. Son ambition lui vaudra d’être la première femme à prendre la présidence du (CDU). Et qui sait? D’ici quelques jours, elle sera peut-être la première femme chancelière d’Allemagne.
Mais le pari n’est pas encore gagné. Le chancelier social-démocrate n’est pas près à déposer les armes.
Malgré que sa cote de popularité continue sa chute, Gerhard Schröder s’est montré optimiste, tout comme sa rivale lors d’un débat télévisé lundi soir.
Le chancelier et Mme Merkel s’affrontaient pour la seconde et dernière fois sur le petit écran aux côtés de dirigeants d’autres partis politiques, une semaine après leur seul face-à-face télévisé.
Schröder a promis de se battre "très durement" jusqu’au scrutin de dimanche pour poursuivre sa politique de réformes dans la coalition avec le parti des Verts du chef de la diplomatie Joschka Fischer. «Les gens vont se dire : ils ont prouvé qu’ils sont capables de gouverner,» a-t-il estimé, se déclarant "optimiste".
« Nous allons gagner les élections sur la dernière ligne droite. Nous avons les meilleures chances », a déclaré, de son côté, Angela Merkel. Elle a toutefois reconnu que "naturellement, rien n’est joué", même si les Unions chrétiennes CDU/CSU sont en tête dans les sondages. «Nous allons utiliser intensivement les jours qui nous restent» jusqu’aux élections, a-t-elle ajouté.
Rien n’est joué, surtout la presse allemande a commencé à s’en prendre à la vie privée d’Angela Merkel parce qu’elle n’a pas d’enfants. Une journaliste du quotidien «Bild» et de l’hebdomadaire «Focus» a affirmé que la candidate des conservateurs ne pouvait pas comprendre les femmes.
«Ce qui préoccupe les mères actives, c’est comment concilier la famille et le travail. Ce n’est pas le monde de Mme Merkel», avait-elle critiqué. Même les féministes les plus virulents, qui ne portent pas la conservatrice Angela Merkel dans leur cœur, ont fustigé cette atteinte à la vie privée. À J-4, tout peut faire bousculer la balance. Même les coups bas. Comme celui de la journaliste du quotidien «Bild».
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