New Delhi ne projette pas d’attaquer le Pakistan

Ces propos ont été avancés mardi par le vice-ministre indien de l’Intérieur, Vidya Rao, en réponse à la question «Pourquoi n’attaquez-vous pas le Pakistan ?», posée par un parlementaire du parti hindou de droite Shiv Sena. «A ce stade, nous ne voulons pas attaquer les camps», a-t-il ajouté. «L’Inde reste fermement engagée sur le chemin du dialogue», a ajouté le vice-ministre. Islamabad est accusée par New Delhi de favoriser la guérilla séparatiste musulmane et de permettre les infiltrations sur le sol indien des rebelles qui opèrent depuis 1989 dans la partie sous contrôle indien du Cachemire, région de l’Himalaya peuplée en majorité de Musulmans et partagée entre les deux pays. Islamabad dément ces accusations, mais affirme apporter un soutien «moral et diplomatique» aux militants, présentés au Pakistan comme des «combattants de la liberté».
La question des infiltrations rebelles avait fait craindre en mai une nouvelle guerre entre les deux pays rivaux d’Asie du sud, qui ont mobilisé depuis le mois de décembre un million de soldats sur leur frontière commune. New Delhi affirme notamment que le Pakistan héberge des camps d’entraînement de séparatistes. M. Rao a une nouvelle fois exclu une médiation étrangère pour régler le différend entre les deux pays à propos du Cachemire, affirmant que New Delhi avait pris à plusieurs reprises ces dernières années des mesures destinées à apaiser les tensions. Il a aussi accusé, une nouvelle fois, le Pakistan de ne pas respecter ses engagements et de continuer à permettre les infiltrations de combattants rebelles vers la partie indienne du Cachemire malgré les promesses formulées par le président pakistanais Pervez Musharraf début juin.
La guérilla séparatiste au Cachemire, seul Etat indien à majorité musulmane, a fait depuis 1989 plus de 36.500 morts, selon les autorités, et au moins le double selon les rebelles. Le Cachemire est, depuis plus d’un demi-siècle, au coeur de querelles entre l’Inde et le Pakistan, dont les deux armées, massées le long de la frontière, font craindre une quatrième guerre entre les deux pays depuis 1947.

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