Nouvelles agressions israéliennes

Mercredi matin, le corps d’une Palestinienne de 65 ans a été retrouvé sous les décombres de sa maison, dans le camp de réfugiés d’Al-Maghazi, au centre de la Bande de Ghaza. Cette femme a été tuée «par erreur» lors de l’incursion israélienne menée quelques heures plus tôt dans le camp et qui visait la maison voisine.
Laquelle, appartenant à Baha Abou Saïd, un militant palestinien tué dans un attentat-suicide qui avait également coûté la vie à deux soldats israéliens en novembre 2002, avait été dynamitée et avait entraîné d’importants dégâts aux alentours. Une douzaine de blindés couverts par deux hélicoptères avaient participé à cette incursion d’envergure au cours de laquelle trois des frères de cet activiste ont également été arrêtés. Cette opération faisait suite à une attaque du Hamas qui avait blessé la veille un colon israélien près de ce camp.
Dans le nord de la Cisjordanie, à Kalkiliya, un policier palestinien a par ailleurs été tué et un autre blessé par des tirs de soldats israéliens, alors qu’ils sortaient d’un commissariat que l’armée avait encerclé. Selon la radio militaire israélienne, les deux hommes ont été visés parce qu’ils ont tenté de prendre la fuite alors qu’Israël voulait les arrêter. Durant la nuit de mardi à mercredi, les soldats de l’Etat hébreu ont mené d’importantes opérations dans toute la Cisjordanie. Ils ont annoncé avoir arrêté 15 Palestiniens recherchés et accusés «d’activités terroristes», notamment dans le secteur de Naplouse, au Nord.
Des responsables palestiniens ont pour leur part indiqué que trois Palestiniens avaient été blessés dans la matinée par des tirs de soldats près de Jénine, toujours au nord, où, selon eux, l’armée a arrêté trois autres Palestiniens. La veille déjà, un enfant de 13 ans avait été grièvement blessé par des tirs israéliens à balles caoutchoutées à Tulkarem, lors de heurts entre des jeunes et des soldats. A Hébron, dans le Sud, que l’armée a investi depuis la semaine dernière, des sources sécuritaires palestiniennes avaient aussi fait état de l’arrestation d’un membre du Djihad islamique.
Cette intensification des opérations militaires est menée parallèlement aux difficiles concertations israélienne en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Mardi soir, une cinquantaine de chefs d’entreprises ont ainsi essayé de faire pression sur le Parti travailliste pour qu’il participe à cet Exécutif d’Union nationale. Ils ont lancé un appel à une nouvelle cohabitation, estimant que «seul un tel gouvernement d’urgence économique» pourrait «prendre les mesures vitales pour notre économie».
Le leader des travaillistes, Amram Mitzna, a pourtant répété à de multiples reprises qu’il était farouchement opposé à ce que sa formation entre dans un gouvernement dirigé par Ariel Sharon. Un Premier ministre sur le point d’être reconduit malgré les affres de sa politique farouchement antipalestinienne. Une politique qui a déjà englouti le budget 2003 de l’Etat hébreu et entraîné la mort de 2.177 Palestiniens depuis septembre 2000.

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