Opération anti-terroriste : armes et explosifs découverts près de Paris

Les armes -cinq fusils d’assaut et revolvers- ont été découvertes dans la nuit de mercredi à jeudi dans un parking de la ville de Clichy-sous-Bois, dans le cadre d’une opération antiterroriste qui a abouti depuis lundi à 27 gardes à vue, des Algériens, des Tunisiens et des Français.
Un kilogramme de TNT (trinitrotoluène ou tolite), 19 bâtons de dynamite et des détonateurs ont été retrouvés dans le stock d’armes par les enquêteurs de la direction de surveillance du territoire (DST, contre-espionnage) et de l’office central de la répression du banditisme (OCRB).
Les policiers ont aussi mis la main sur une tenue complète de gendarme, ainsi que sur plusieurs combinaisons noires ressemblant à celles des membres des groupes d’élite d’intervention.
Selon le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, certains islamistes arrêtés depuis lundi avaient des "liens indirects avec (Abou Moussab) Al-Zarqaoui", le chef d’Al-Qaëda en Irak.
Pour M. Sarkozy, "la perméabilité entre le terrorisme et le grand banditisme est profondément avérée".
Les enquêteurs soupçonnent également des liens entre ce groupe et l’islamisme algérien. Ils relèvent que certains des interpellés ont effectué des séjours "dans des pays qui retiennent l’attention des services de renseignements occidentaux", notamment l’Afghanistan au moment de l’offensive lancée contre ce pays en 2001 par les Etats-Unis.
Selon une source proche de l’enquête, certains des interpellés "assument leur engagement" islamiste et leur "volonté de financer la cause".
Certaines des personnes en garde à vue étaient "déjà apparues dans des enquêtes pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et d’autres sont des "délinquants de droit commun", avait précisé la Direction générale de la police.
Depuis les attentats meurtriers de Londres en juillet, la France a renforcé son dispositif de lutte contre le terrorisme. M. Sarkozy avait déclaré fin novembre qu’il existait des projets d’attentats "réels" en France.
Les autorités françaises s’inquiètent notamment de possibles actions du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), un mouvement armé algérien, affilié à Al-Qaëda, qui a désigné en septembre la France comme son "ennemi n01".

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