Otages d’Al Qaïda : L’ultimatum prolongé d’une semaine

La branche d’Al-Qaïda au Maghreb, qui tient en otages deux Autrichiens, a annoncé avoir prolongé à dimanche prochain son ultimatum, et a menacé de tuer ses captifs en cas d’une tentative de les libérer par la force, dans un communiqué mis en ligne lundi. «Les moujahidine ont décidé de donner à l’Autriche un délai supplémentaire d’une semaine, à compter de dimanche (16 mars) à minuit», affirme le communiqué mis sur un site internet islamiste, utilisé généralement par le réseau extrémiste Al Qaïda d’Oussama ben Laden. La prolongation de l’ultimatum «répond à une demande du négociateur», ajoute la branche d’Al-Qaïda au Maghreb, sans donner de précisions sur ce «négociateur». Lundi, les dirigeants autrichiens qui avaient obtenu dimanche une prolongation de l’ultimatum pour une période non déterminée, ont multiplié les efforts pour tenter de faire libérer leurs deux ressortissants enlevés le 22 février en Tunisie par l’organisation islamiste terroriste Al Qaïda. «Un état-major de crise est sur la brèche en permanence», selon Martin Gärtner, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Ce ministère travaille, avec l’aide des services de renseignements notamment français (DGSE) et allemand et du service de sécurité algérien, à la libération des deux otages. Le porte-parole du chancelier n’a pas voulu confirmer un contact téléphonique entre M. Gusenbauer et le dirigeant libyen Mouammar Khadafi, révélée par les médias algériens, autrichiens et l’agence de presse libyenne Jana.
Il a tout juste indiqué que les autorités avaient «pris des contacts avec de nombreux hommes politiques internationaux, y compris ceux de la région» où se déroule la prise d’otages. L’appel à l’aide de la Libye s’explique, selon les médias autrichiens, par le rôle joué en 2003 par la fondation du fils du colonel Khadafi, Saif, dans la libération d’un groupe d’otages européens capturés dans le Sahara algérien et relâchés après versement par l’Allemagne d’une rançon de près de cinq millions d’euros, des informations jamais confirmées officiellement.

Gabrielle Grenz (AFP)

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