P.O : Les espoirs de Londres

P.O : Les espoirs de Londres

À l’unanimité, les participants à la Conférence de Londres sur l’aide aux Palestiniens ont mis en avant leur attachement à un règlement du conflit israélo-palestinien à travers des négociations directes entre les parties concernées. Selon le projet du communiqué final, dont plusieurs agences de presse ont obtenu une copie, la réunion a pressé Israël de respecter ses propres engagements dans le cadre du processus de paix au Proche-Orient. «Le programme de réformes présenté par l’Autorité palestinienne et Mahmoud Abbas est une étape majeure dans l’application des engagements palestiniens dans le cadre de la Feuille de route», indique le document, soulignant que les participants attendent qu’Israël agisse dans le cadre de ses propres engagements. La réunion a rassemblé, autour de Tony Blair, Mahmoud Abbas, Kofi Annan, Condoleezza Rice, le Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère, Javier Solana, ainsi que les chefs de la diplomatie d’une vingtaine de pays, dont Mohamed Benaïssa, ministre marocain des Affaires étrangères et de la Coopération.
Il est à rappeler qu’Israël est absent de cette rencontre internationale. Quelque peu irrité par l’implication directe de l’Union européenne dans le conflit israélo-palestinien, l’Etat hébreu avait fait savoir qu’il n’y participera pas, et ce, dès l’annonce de la Conférence par le Premier ministre britannique, en décembre dernier. Israël estime également que la Conférence en question ne concerne que les Palestiniens.
Les délégués ont également réaffirmé leur engagement en faveur d’une solution équitable, globale et durable conformément à la Feuille de route et aux résolutions du Conseil de sécurité (242, 338 et 1515). «Cette conférence prend en compte le besoin que nous avons de mettre en place une atmosphère favorable au dégagement de voies politiques menant à la fin de la violence et des représailles», a estimé Mahmoud Abbas lors de la réunion. Le président de l’Autorité palestinienne signifiait, en substance, aux différentes délégations, que sans une volonté politique en faveur de la paix, tout effort de réforme de la part des Palestiniens ferait figure de coup d’épée dans l’eau. Selon lui, l’expérience a montré que les efforts pour la sécurité étaient vains sans soutien politique.
Le communiqué final de la Conférence de Londres relève également que le siège des territoires palestiniens imposé par Israël, et qui étouffe l’économie palestinienne, fait figure de grave entrave à laquelle Israël doit mettre fin, en toute urgence. «Le renouveau de l’économie palestinienne dépendra d’un démantèlement significatif du système de blocus et de restrictions imposé par Israël à la circulation des biens et des personnes dans les territoires palestiniens », note l’AFP qui a reçu une copie du document. Israël est, ainsi, mis devant ses responsabilités, s’il aspire réellement à la paix. Il faut reconnaître que les signes de bonne volonté sont bel et bien là, l’Etat hébreu n’a d’autre choix que de continuer sur la même voie pour aboutir à un règlement définitif de la question.
Le blocus imposé aux Palestiniens en est l’une des priorités, comme l’a souligné Condoleezza Rice, qui avait mis en garde Israël contre toute action qui pourrait nuire à un règlement final. «Un Etat composé de territoires dispersés ne marchera pas», avait indiqué la secrétaire d’Etat américaine.

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