P.O : L’UE ferme les vannes

L’Union européenne a promis lundi de "rester aux côtés du peuple palestinien" même si elle suspendait son aide directe au gouvernement dirigé par le Hamas et a rejeté les accusations de chantage des responsables palestiniens.Les ministres européens des Affaires étrangères devaient entériner, lors d’un déjeuner lundi à Luxembourg, la suspension déjà décidée par la commission européenne de toute l’aide versée au gouvernement dirigé par le Hamas, qui figure sur la liste des organisations terroristes de l’UE.
Lundi, la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner a confirmé que la Commission avait de facto "suspendu" son aide directe au gouvernement palestinien "par mesure de précaution". Mais elle a ajouté que l’UE, principal soutien financier des Palestiniens avec au total 500 millions d’euros d’aide annuelle, voulait tout faire pour continuer à aider la population. "Nous resterons aux côtés du peuple palestinien, nous voulons les aider à faire face à leurs besoins fondamentaux : électricité, éducation, nourriture", a déclaré Mme Ferrero-Waldner.
Le Haut responsable de l’UE pour les Relations extérieures, Javier Solana, a souligné que l’UE ne pouvait pas "avoir des relations normales" avec le gouvernement palestinien tant qu’il ne respecterait pas les trois conditions fixées par le Quartette sur le Proche-Orient (UE, Etats-Unis, Russie et Onu ) : abandon de la violence, reconnaissance d’Israël et des accords israélo-palestiniens déjà passés. En revanche, "nous aurons de toutes façons des relations normales avec le peuple palestinien", a indiqué M. Solana. "Nous essaierons de les aider pour qu’ils n’aient pas à souffrir plus que ce qu’ils ont déjà souffert pendant les années d’occupation". "Nous ne voulons pas punir le peuple palestinien pour la décision qu’ils ont librement prise d’avoir un gouvernement dominé par le Hamas", a renchéri le chef de la diplomatie britannique Jack Straw. "Mais en même temps, le Hamas doit reconnaître qu’être un gouvernement démocratiquement élu, cela comporte des responsabilités qui sont de faire ce que tous les autres font en tant que démocrates, c’est-à-dire renoncer à la violence". "La population palestinienne doit pouvoir continuer à vivre aussi normalement que possible" même si "nous ne sommes pas prêts à soutenir le Hamas", a indiqué pour sa part le ministre néerlandais Ben Bot.

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