Palestine : l’effet Hamas

Palestine : l’effet Hamas

Le peuple palestinien ne devrait pas faire les frais de la «politique du pire» suivie par Hamas. C’est une prise de conscience, de plus en plus généralisée, et que traduisent des actes entrepris à l’échelle internationale pour sauver les Palestiniens d’une crise financière réelle. Alors que la Banque mondiale a décidé d’accorder 42 millions de dollars à l’Autorité palestinienne, l’Union européenne devait à son tour débloquer dix millions de dollars pour financer les salaires de février et mars de ses employés. D’autres aides financières devront être octroyées par la Russie, et l’Arabie Saoudite, pour épargner au peuple palestinien un véritable «désastre financier». Preuve, une de plus, de la conscience accrue de la nécessité d’aide, elle vient de se manifester en Israël même. L’ancien Premier ministre travailliste Shimon Peres a appelé avant-hier l’Etat hébreu à soutenir le président de l’Autorité palestinienne face au Hamas. «Abandonner le président palestinien reviendrait à remettre l’Autorité autonome aux mains des extrémistes», a déclaré Peres, exhortant par la même occasion Israël à faire preuve de flexibilité à l’égard des Palestiniens qui sont modérés». Cette déclaration intervient alors que des efforts internationaux sont déployés actuellement pour porter secours à l’Autorité, a déclaré hier mercredi le ministre palestinien de l’Economie, Mazen Sonoqrot, à l’issue d’une rencontre avec des responsables de la Banque mondiale. Selon un rapport de la BM, les fonds qu’elle décide d’accorder à l’Autorité  palestinienne seraient destinés à «répondre aux besoins financiers et humanitaires» du peuple palestinien. Cet heureux dénouement surgit après une crise financière palestinienne sans précédent, survenue au lendemain de la victoire du Hamas dans les élections législatives. A la suite de cette victoire, plusieurs pays occidentaux s’étaient engagés à «couper le robinet ».
Les Etats-Unis, aussi bien que l’Europe, principaux contributeurs de l’Autorité palestinienne, avaient conditionné tout déblocage de la situation à la renonciation à la violence et la reconnaissance, par le mouvement radical Hamas, de l’Etat d’Israël. Cause principale de la crise avec l’Occident, le mouvement de Khaled Michaël est également à l’origine de la crise politique palestinienne interne.
Comme le prouvent les  frictions» qui l’ont opposé au mouvement «Fatah», lundi dernier, lors de la première séance du Conseil législatif palestinien. Ayant la majorité absolue dans l’actuel CLP, Hamas voulait en profiter pour contester des mesures adoptées par la précédente législature, notamment celle qui confère au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, le droit de présider la Cour constitutionnelle.
Ce qui a poussé les députés du Fatah à se retirer. Cette partie de bras de fer est loin d’être terminée. Elle risque de connaître de fâcheux rebondissements dans la perspective de la formation du prochain gouvernement palestinien.

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