Pays-bas : la députée Ayaan Hirsi Ali s’installe au USA


"Ayaan Hirsi Ali entrera dès le 1er septembre au service de l’AEI, un groupe de pression conservateur", indique le quotidien De Volkskrant dans son édition en ligne.

L’AEI a été crée en 1943, et de nombreux membres ont été ou font partie de l’administration du président américain George Bush.

Selon le quotidien, la députée libérale au parlement néerlandais est parvenue à un accord avec les autorités américaines concernant sa sécurité et devrait officiellement annoncer son départ mardi. L’ambassade des Etats-Unis ne pouvait dans un premier temps confirmer ce point.

La députée est actuellement au centre d’un scandale pour avoir menti lors de sa demande d’asile en 1992. Selon la loi néerlandaise, elle pourrait perdre la nationalité qu’elle avait obtenue cinq ans plus tard.

Lors de son adhésion au parti libéral VVD, la jeune femme avait déjà admis avoir menti sur son identité et sur le pays dont elle venait pour obtenir son statut de réfugié.

Mais lors d’une émission diffusée par la télévision néerlandaise la semaine dernière, il est apparu que ses mensonges pourraient dépasser ce qu’elle avait admis.

La ministre néerlandaise de l’Immigration et de l’Intégration Rita Verdonk, également membre du parti libéral VVD, connue pour la ligne dure qu’elle applique en matière d’immigration, avait dans un premier temps indiqué que les mensonges de la députée n’auraient pas de conséquences.

Mais suite à une question d’un parlementaire de l’opposition et ancien directeur des services de l’immigration (IND) néerlandais, elle avait confié vendredi le dossier de Ayaan Hirsi Ali à l’IND afin qu’il soit réexaminé.

La députée, née en 1969 en Somalie, se définit comme une "dissidente de l’islam" et critique l’enseignement de Mahomet à l’égard des femmes, des homosexuels, des apostats et des adultères.

Elle a été scénariste de "Submission", un film critiquant la religion musulmane, réalisé par le cinéaste Theo van Gogh, assassiné à Amsterdam en novembre 2004.

Dans les semaines qui avaient suivi le meurtre, la députée s’était réfugiée aux Etats-Unis.

Rentrée aux Pays-Bas, elle avait finalement établi domicile à La Haye dans un appartement de l’Etat placé sous haute surveillance, mais les voisins, craignant pour leur propre sécurité, ont obtenu en avril qu’elle soit contrainte de déménager.

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