Pékin et Washington en désaccord sur l’armement

Selon la conseillère du président américain pour la Sécurité nationale, Condoleeza Rice, « les discussions vont mieux mais il n’y a pas d’accord ». Les responsables américains espéraient pourtant que le sommet sino-américain de jeudi – qui est intervenu dans le cadre de la visite de deux jours du chef de la Maison- Blanche en Chine – permettrait de trouver un accord sur les ventes d’armes chinoises à des pays comme l’Iran, l’Irak ou la Corée du Nord, que le président américain a récemment rassemblés au sein d’un « axe du mal ».
Lors de la conférence de presse conjointe organisée à l’issue du sommet, M. Bush s’était contenté d’indiquer que le gouvernement américain «espère que la Chine s’opposera fermement à la prolifération des missiles et des autres technologies meurtrières». L’ambassadeur des Etats-Unis à Pékin, Clark Randt, avait déclaré le mois dernier que la question de la prolifération des armements constituait l’un des points d’achoppement majeurs dans les relations sino-américaines. Selon Mme Rice, les Etats-Unis contestent notamment les réglementations chinoises en matière de contrôle des exportations, qu’ils jugent trop peu contraignantes.
Washington a déjà accusé la Chine d’avoir transféré des technologies de missiles à des pays comme le Pakistan et l’Iran, ce que Pékin conteste. Aux termes d’un accord conclu avec Washington en novembre 2000, la Chine s’est désormais engagée à cesser d’exporter des composants et des missiles à capacité nucléaire, mais les Etats-Unis estiment qu’elle ne respecte pas complètement cet accord.

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