Périscope : Menaces

Les inspecteurs en désarmement de l’ONU entendent obtenir dès cette semaine une réponse ferme à des questions brûlantes sur l’armement irakien. La marge de manoeuvre de Saddam Hussein ne cesse de s’amenuiser. Désormais, il doit s’expliquer sur les disparités et les contradictions profondes relevées dans ses déclarations sur ses stocks, ses armes de destruction massive et son infrastructure de production de cet arsenal militaire.
La sympathie ou l’antipathie qu’on ressent à l’égard de Bush et de son administration ne change rien au fond du problème. C’est parcequ’il est déterminé à garder son expertise en matière d’armement de destruction massive que le régime irakien s’obstine à faire obstruction au travail des experts onusiens. C’est ça le fond du conflit. Il est inutile de déplacer les propres contradictions de ce régime, car il présente une réelle menace, non seulement pour ses voisins et pour l’ensemble de la communauté internationale, mais également pour son propre peuple.
Les ambitions nourries par Saddam Hussein pour perpétuer son régime dépassent largement les frontières de l’Irak. Sa volonté d’étendre son influence rend incontournable l’accès à des armes sophistiquées à travers d’ambitieux programmes d’armement. Il est patent aujourd’hui, au vu des preuves accumulées par les inspecteurs en désarmement, que Bagdad possède des armes de destruction massive. Il est même probable que Saddam Hussein continue de construire des sites à double usage qu’il pourrait rapidement convertir en vue de produire des armes prohibées.
Avec ou sans les Etats-Unis, il faut oser dire à Saddam Hussein que cela suffit et que le peuple irakien a assez payé pour des choix qu’il n’a jamais cautionnés vraiment et pour lesquels il endure malheur et souffrance. L’une des Nations les plus cultivées au monde et des plus prospère au Moyen-Orient a été transformée en paria de l’humanité qui ne survit que péniblement et seulement pour servir d’instrument à la mégalomanie d’un dictateur.
La logique, la justice et les faits conduisent à la même conclusion. Dénoncer le danger que représente ce régime ne relève en aucun cas de défaitisme ni de soutien à un quelconque dessein colonial.
Au contraire, c’est faire preuve de courage politique dans la défense de la juste cause du peuple irakien en l’aidant à préserver son indépendance et en déjouant les plans qui visent les richesses irakiennes. Saddam Hussein doit céder la place pour le bien de son peuple.

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