Périscope : Un monde aux ordres

L’Administration américaine actuelle, la plus droitière de l’histoire des Etats-Unis, continue de proclamer son droit de façonner le monde comme elle l’entend au mépris des règles les plus élémentaires du droit international et de la Charte des Nations Unies. Elle va jusqu’à s’arroger le droit de stratifier les Nations et de labelliser les Etats entre voyous, sortables et bons. Voila où nous sommes aujourd’hui, au lendemain de la fin de la guerre froide et de la chute du Mur de Berlin.
L’Administration Bush, en fonction de ses intérêts, classe les causes en bonnes et mauvaises, et se donne le droit d’engager des frappes militaires, dites préventives, à tout moment, en tout lieu et contre le pays ciblé. C’est le cow-boy, hors la loi, qui sème la terreur sans distinction pour assouvir sa soif de pouvoir et de richesses.
C’est dans cette logique qu’il faut inscrire la guerre programmée par Washington contre l’Irak, avec ou sans le Conseil de sécurité de l’ONU, et celle que mène depuis toujours Israël contre le peuple palestinien avec la bénédiction et le financement des Etats-Unis.
Il serait superflu de rappeler les motivations du génocide qui se déroule sous les yeux d’un monde acculé à réagir en observateur et non plus en décideur comme on aurait pu légitimement l’espérer. Ce monde sait pourtant ce qui est en jeu en Palestine : la volonté de faire durer le fait colonial contre un peuple spolié de ses terres, livré aux colons, et assujetti à la loi du plus fort. Sharon se moque des réformes de l’Autorité palestinienne car son but n’est pas, comme il le prétend, l’émergence d’une société démocratique en terre de Palestine, mais bel et bien l’anéantissement pur et simple du peuple palestinien.
De l’Irak à la Palestine, on peut craindre le pire à cause des tensions internationales créées et entretenues par l’Administration Bush. Ariel Sharon le dit, la guerre est programmée au jour près et cela quoi qu’en dise le Conseil de sécurité et avec lui la France, la Russie et la Chine. Sharon ne cache d’ailleurs pas qu’il veut profiter de l’opportunité pour aller encore plus loin dans le génocide qu’il a programmé et dont il nous a donné un avant-goût à Sabra et Chatila. Pourquoi ne pas mettre cette région en coupe réglée, du moment que les Etats-Unis, qui régentent le nouvel ordre international, l’encouragent et en donnent même l’exemple ? C’est la nouvelle conception de l’oncle Sam d’un monde aux ordres.

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