Perturbations politiques en Algérie

Pourtant déjà entrées en pré-campagne électorale en vue des communales du 10 octobre, aucune des formations politiques en lice ne semble épargnée par les divisions. En tête, figure le Front des Forces socialistes, principal parti implanté en Kabylie. La décision de la direction du parti de participer aux élections locales est en effet loin de faire l’unanimité dans les rangs internes. Et, dans une région où le boycott des élections est devenu légion, le FFS a eu pour le moins du mal à établir ses listes de candidats avant le 30 août. Le Matin notait ainsi ce mercredi que «les réfractaires au mot d’ordre de participation ne se comptaient plus parmi les rangs du FFS.
A Darguina, Tamridjth, Bordj Mira, Souk El Ténine, Tizi N’berber, le topo est le même : les militants du FFS sont plus portés sur l’option du rejet des élections locales». Une défection qui a poussé le parti à se rabattre sur la société civile, ou «mieux encore», relevait le quotidien, sur «son rival, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD)». Ces tourmentes, ajoutées aux appels au boycott de la coordination Aârouch, placent une nouvelle fois – au même titre que les législatives du 30 mai – la Kabylie au coeur de la campagne. La fragilité des socialistes y a ainsi permis une entrée en force du FLN, le parti au pouvoir. Celui-ci s’est déjà positionné comme le principal rival du FFS, notamment à Tizi-Ouzou. Le Jeune indépendant notait ainsi mercredi que «ces deux partis étaient présents dans la majorité des communes», duel largement favorisé par la difficulté de l’ex-dauphin politique, le RCD, à se relever de sa défaite en mai dernier.
Au beau milieu de ces tractations, la presse algérienne s’est aussi faite l’écho d’un autre phénomène plus inquiétant, celui de la montée en puissance des islamistes. Ils «reprennent progressivement du poil de la bête (…) non sans joindre l’acte à la parole pour imposer aux citoyens leur diktat», notait ainsi Le Matin ajoutant que , «arborant un accoutrement type afghan, se déplaçant en groupe, (ces) militants affichent ouvertement leur appartenance au FIS, MSP ou MNR».

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