Pillages de l’armée d’occupation israélienne

Selon le journal, le chef d’une des unités qui assiégeait le QG du président Yasser Arafat à Ramallah a fait saisir 23 véhicules tout-terrain de type «Land Rover». Et le «Haaretz» d’ajouter que l’état-major a ensuite ordonné de sortir les véhicules de la base de l’unité où ils avaient été transférés pour les remettre au département de logistique, chargé de centraliser le butin de guerre.
Un officier supérieur israélien a affirmé au journal «qu’il ne s’agit pas de pillage» et a regretté qu’à d’autres occasions des unités israéliennes, opérant dans des villes palestiniennes, aient écrasé des véhicules tout-terrain garés sur le bord de la route, au lieu de les confisquer.
Des responsables militaires, sous couvert de l’anonymat, se sont plaints par ailleurs au journal de la façon chaotique dont le butin a été redistribué, et notamment les armes de guerre. Un officier supérieur israélien avait confirmé à «Haaretz», il y a quelques jours, que des soldats avaient commis des actes de vandalisme, voire des vols lors de l’opération «Rempart» en Cisjordanie, particulièrement à Ramallah.
Cinq soldats ont été inculpés pour actes de vandalisme ou pillage, mais des enquêtes ont été ouvertes à l’encontre d’autres militaires, a indiqué à ce sujet un porte-parole de l’armée israélienne. Il a évalué les dégâts commis dans des bureaux de l’Autorité palestinienne ou différentes associations non-gouvernementales à des centaines de milliers de dollars. Les Palestiniens ont accusé l’armée d’actes de pillage, notamment dans des centres culturels de Ramallah.

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