Plan de paix conditionné

Vendredi dernier, le président américain a réaffirmé son engagement «personnel» dans le règlement du conflit au Proche-Orient, tout en conditionnant la présentation d’une «feuille de route» à la création d’un poste de Premier ministre palestinien aux «pouvoirs effectifs» et investi de façon effective.
Ce plan, qui prévoit la création par étapes d’un Etat palestinien indépendant d’ici à 2005, devait voir le jour en décembre 2002 mais il avait été repoussé à la demande d’Ariel Sharon. Depuis, beaucoup ont reproché à l’Administration américaine d’avoir laissé de côté le Proche-Orient au profit de la crise irakienne.
Depuis plus d’une semaine, le processus législatif quant à l’officialisation du poste de chef de gouvernement suivait pour sa part son cours jusqu’à ce que le président de l’Autorité décide mercredi d’apporter des amendements au projet de loi. Le nouveau texte devait être présenté ce lundi devant le Conseil législatif alors que Mahmoud Abbas n’a toujours pas indiqué s’il acceptait ou non le poste. Dimanche, les palestiniens s’inquiétaient par ailleurs de l’avenir du plan de paix du Quartette (France, Etats-Unis, Russie et l’ONU).
Selon Saëb Erakat, il n’est pas question que des modifications soient apportées au texte initial. Après s’être entretenu avec l’émissaire américain au Moyen-Orient, David Satterfield, le responsable des négociations a assuré que seules les modalités de mises en oeuvre pouvaient faire l’objet de négociations. Selon la presse israélienne, le cabinet Sharon exige pourtant que les termes «Etat palestinien indépendant» soient retirés de la feuille de route.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *