Polémique sur le port du niqab en égypte : la justice égyptienne se prononce contre le port du niqab lors des examens

Polémique sur le port du niqab en égypte : la justice égyptienne se prononce contre le port du niqab lors des examens

La justice égyptienne tranche dans la polémique suscitée autour de la question du port du niqab dans les universités. Le tribunal administratif au Conseil d’Etat égyptien s’est prononcé, dimanche 3 janvier, contre le port du niqab dans les campus universitaires et durant les examens. Le Tribunal administratif a confirmé, ainsi, une décision du ministère de l’Enseignement supérieur durant les examens. Cette décision avait soulevé le mécontentement de certaines étudiantes. En effet, 55 étudiantes ont intenté une action contre cette décision du ministre de l’Enseignement supérieur, Hani Hilal, et des présidents des universités du Caire, Aïn Chams et Hilouan interdisant l’accès des cités universitaires aux étudiantes portant le niqab, un voile intégral qui couvre le visage de la femme et complété par une étoffe ne laissant apparaître qu’une fente pour les yeux. A rappeler que Mohamad Sayed Tantawi, l’imam d’Al-Azhar et du Haut Conseil d’Al-Azhar avait, lui aussi, interdit le port du niqab dans les établissements scolaires et universitaires non mixtes relevant d’Al-Azhar. L’imam d’Al-Azhar exige l’obligation d’enlever le niqab lors des examens si les surveillantes sont des femmes. Mohamad Sayed Tantawi avait ordonné, dans ce cadre, à une collégienne d’ôter son niqab, se disant déterminé à interdire le port du voile intégral dans les lycées dépendant d’Al-Azhar.
«Le niqab n’est qu’une tradition, il n’a pas de lien avec la religion ni de près ni de loin», s’est adressé l’imam d’Al-Azhar à la jeune fille lors de sa tournée dans des lycées dépendant d’Al-Azhar, pour s’assurer de l’application des mesures anti-grippe H1N1. L’adolescente a dû ôter le voile cachant son visage, même si l’une des enseignantes présentes a pris sa défense en affirmant que la jeune fille enlevait d’ordinaire son voile au sein de cet établissement non mixte et ne l’avait remis qu’en voyant arriver le cheikh. L’imam a réagi en demandant à la collégienne de ne plus jamais porter le niqab, affirmant en outre être déterminé à interdire officiellement à toute personne portant le niqab d’entrer dans les lycées dépendant d’Al-Azhar.
Dernièrement, le débat sur le port du niqab, une question pendant longtemps mise à l’écart, est propulsé au-devant de la scène médiatique. En France, par exemple, le traitement de la burqa continue de diviser et de faire polémique. Le port de la burqa est jugé par certaines composantes de la société française «de pratique qui heurte de front les valeurs de l’identité française». «La France est un pays où la femme est libre, (…) la France est un pays où il n’y a pas de place pour la burqa», avait déclaré le président français, Nicolas Sarkozy. En fait, en plein débat sur l’identité nationale en France, la question du port de la burqa est au centre du débat. Dans le cadre de la polémique, le président français Nicolas Sarkozy a reçu, le 23 décembre, à l’Elysée le président du Conseil français du culte musulman, Mohamed Moussaoui. Une réunion qui a été consacrée aux sujets préoccupant la société française notamment le débat sur l’identité nationale et bien sûr la question du port de la burqa.

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