Près de 4.000 soldats US morts en Irak

Trois militaires américains ont trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe au passage d’une patrouille américaine sur une route au nord-ouest de Bagdad. Deux civils irakiens ont également péri dans l’attentat, a annoncé l’armée américaine. Ces décès portent à au moins 3.996 le nombre de militaires américains qui ont trouvé la mort en Irak depuis le début de l’intervention américaine, selon le décompte tenu par l’Associated Press. Le président George W. Bush a rendu hommage samedi aux soldats tombés pour les Etats-Unis, déclarant lors de son allocution radio hebdomadaire qu’ils «restent vivants dans la mémoire de la nation qu’ils ont aidé à défendre». Côté démocrate en revanche, le sénateur du New Jersey Robert Menendez a invité le chef de l’Etat à «affronter la réalité» en Irak et à «dire la vérité» sur le coût du conflit, à un moment où le pays doit faire face au spectre de la récession. Bien que de hauts responsables américains soulignent des progrès en Irak, faisant notamment valoir une baisse de 60% des violences depuis l’envoi de 30.000 nouveaux soldats et une légère ouverture politique entre les communautés rivales sunnite, chiite et kurde, nombre d’officiers américains rappellent que ces avancées restent fragiles et qu’une nouvelle vague de violence pourrait s’abattre brutalement.
Les progrès résultent en grande partie du ralliement de milliers de sunnites ayant choisi de quitter la rébellion pour former des groupes de défense pro-américains, appelés Conseils de l’Eveil. Or, samedi, un raid aérien américain a fait six morts et deux blessés lors du bombardement de deux checkpoints tenus par un semblable groupe près de Samarra (95km au nord de Bagdad), a indiqué la police irakienne. L’armée américaine a expliqué qu’un hélicoptère Apache AH-64 avait fait feu après que cinq personnes ont été repérées «en train de mener des activités terroristes présumées» dans une zone où de nombreuses bombes ont déjà explosé le long de la route. «Les premiers rapports laissent entendre qu’il pourrait s’agir d’un checkpoint tenu par les Fils de l’Irak» (autre nom utilisé pour désigner les groupes sunnites soutenus par les Américains), a indiqué l’armée. «L’incident fait actuellement l’objet d’une enquête commune des forces irakiennes et de la coalition». Un responsable local de ce groupe a indiqué que l’attaque avait eu lieu deux heures seulement après une visite de soldats américains. «Ils nous ont posé des questions générales comme ‹Avez-vous obtenu vos cartes d’identité?’ ou ‹Avez-vous besoin de quelque chose?’. Et puis ils sont partis», a déclaré Sabbar el-Bazi à l’Associated Press. «Deux heures plus tard, après que je sois rentré chez moi, j’ai entendu deux explosions, probablement des missiles, et un tir de mitrailleuse d’hélicoptère».
Les Conseils de l’Eveil ont fait leur apparition dans la province d’Anbar à l’ouest de Bagdad avant de s’étendre à la capitale et aux régions environnantes.

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