Proche-Orient : projet de loi imposant un référendum en cas de retrait territorial

Proche-Orient : projet de loi imposant un référendum en cas de retrait territorial

Le Parlement israélien s’apprêtait à voter mercredi sur un projet de loi imposant un référendum préalable à tout éventuel retrait d’Al Qods-est et du plateau du Golan, des territoires annexés par Israël, selon des responsables. Le projet de loi, soutenu par le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu (Likoud, droite), devrait être approuvé à une large majorité en première lecture lors d’une session prévue dans l’après-midi.
Il vise à renforcer les adversaires d’un éventuel retrait du Golan, conquis sur la Syrie en juin 1967 et annexé en 1981, en cas de traité de paix avec Damas.
Le texte prévoit que tout traité prévoyant un tel retrait devra être préalablement approuvé par la majorité absolue du Parlement, soit 61 voix sur les 120 députés de la Knesset. S’il est approuvé par la Knesset, le traité devra ensuite être soumis à un référendum populaire dans les 80 jours, précise le projet de loi.
Le texte devrait passer encore deux autres lectures avant d’avoir force de loi. L’annexion du Golan et d’Al Qods-est n’a pas été reconnue par la communauté internationale. La Syrie réclame la restitution pleine et entière du Golan dans le cadre d’un traité de paix avec Israël. De leur côté, les Palestiniens veulent faire du secteur oriental d’Al Qods, occupé et annexé en 1967, la capitale de leur futur Etat.
Yariv Levin, député du Likoud, a rejeté les critiques arguant qu’une telle loi constituerait un obstacle sur le chemin de la paix avec Damas.
«Il est tout à fait normal que des questions décisives et importantes comme les frontières du pays soient votées par la majorité la plus large possible et pas seulement à la Knesset», a-t-il déclaré à l’AFP.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *