Proche-Orient : sommet Moubarak-Olmert

Le président égyptien et le Premier ministre israélien devait tenter, hier, de renouer les fils du processus de paix au Proche-Orient lors de leur rencontre en fin d’après-midi à Charm el-Cheikh. La réunion Moubarak-Olmert intervient alors que la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice est attendue dans la région les 13 et 14 janvier pour débloquer le processus de paix gelé depuis fin 2000. La question du soldat israélien Gilad Shalit enlevé fin juin à la lisière de la bande de Gaza par trois groupes armés palestiniens, figurera au menu des discussions, a indiqué le chef de la diplomatie égyptienne Ahmad Aboul Gheit. L’Egypte joue depuis le début de cette affaire un rôle de médiateur pour faire aboutir un échange de prisonniers toujours en négociation, en dépit de récentes déclarations palestiniennes plutôt optimistes. «Une “importante percée“ a été réalisée dans ces négociations», a affirmé dimanche Abou Obeida, le porte-parole de la branche armée du Hamas, un des trois groupes ayant enlevé le soldat israélien. Mais Israël a apporté lundi un bémol à un éventuel dénouement, en rejetant des demandes palestiniennes qualifiées d’ «exagérées». D’après le journal ‘Asharq El-Awsat’, basé à Londres, les groupes palestiniens réclament la libération de 1.500 prisonniers en échange du caporal Shalit. «Le marché est prêt, mais pour être conclu, «il faut qu’il y ait une partie palestinienne capable de prendre ses propres décisions», a affirmé M. Aboul Gheit. «Lorsque la décision sera (purement) palestinienne, sans les pressions étrangères, alors l’échange aura lieu», a-t-il ajouté dans une allusion implicite aux liens qui existent entre le Hamas et la Syrie. La rencontre de jeudi entre les deux hommes devrait être le prélude à de nouveaux et prochains entretiens entre MM. Olmert et Abbas, après leur première rencontre officielle le 23 décembre. Israël veut renforcer M. Abbas, engagé dans une épreuve de force avec le mouvement islamiste Hamas depuis qu’il a annoncé le 16 décembre son intention de convoquer des élections anticipées. «Il faut renforcer Abou Mazen (Mahmoud Abbas) pour qu’il puisse lutter contre les terroristes armés du Hamas, entraînés et financés par Téhéran», a ainsi affirmé le ministre israélien des Infrastructures, Binyamin Ben Eliezer.

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