Raids aériens d’Israël près de Beyrouth

"Tsahal (l’armée israélienne) a attaqué une base du FPLP-CG (Front Populaire de Libération de la Palestine-Commandement Général – de M. Ahmed Jibril: ndlr) dans le secteur de Naamé" au sud de Beyrouth, a indiqué un porte-parole de l’armée israélienne.
Il a indiqué que ce raid, effectué à l’aide d’hélicoptères de combat, faisait suite aux tirs de roquettes Katioucha mardi soir à partir du Liban contre Kyriat Chmona, dans le nord d’Israkl.
Selon l’armée israélienne au moins trois roquettes ont été tirées. La police libanaise a fait état de sept tirs sur Israkl.
Selon la radio publique israélienne, cinq Israéliens ont été très légèrement blessés et deux maisons d’habitations ont été sérieusement endommagées par les tirs.
Le FPLP-CG a affirmé que deux de ses membres avaient été blessés dans le raid israélien contre sa base.
Le groupe radical, dirigé par Ahmed Jibril qui est basé à Damas, a démenti toute implication dans l’attaque aux Katioucha et un porte-parole au Liban sud du Hezbollah chiite a affirmé à l’AFP "tout ignorer de l’incident".
C’est la première fois depuis le retrait israélien du Liban sud en mai 2000, après 22 ans d’occupation, que des roquettes sont tirées sur Kyriat Chmona.
En juin 2004, l’armée israélienne avait attaqué des positions du FPLP-CG près de Beyrouth en représailles à des tirs d’obus à partir du Liban sur une vedette de la marine israélienne.
Après les tirs de roquettes, l’armée israélienne a appelé la population à descendre aux abris, ont dit des témoins, et l’électricité a été coupée.
Le FPLP-CG est une organisation radicale palestinienne refusant toute solution négociée avec Israkl. Le groupe contrôle trois bases militaires dans la Békaa et en amont de la localité côtière de Naamé.
"Nous tenons le gouvernement libanais pour responsable des opérations menées contre Israkl à partir de son territoire, et notre raid doit être compris comme un avertissement", a expliqué à l’AFP le général Udi Adam, commandant en chef de la région militaire nord d’Israkl.
"Les groupes palestiniens sont impliqués dans les tirs de Katioucha contre Kyriat Chmona, mais je ne serais pas surpris que le Hezbollah ait donné son feu vert", a encore dit le général Adam.
"Nous ne permettrons pas que les tirs de Katioucha contre notre territoire deviennent une norme", a-t-il menacé.
Il a appelé le gouvernement libanais à déployer son armée au Liban sud "jusqu’à la frontière israélienne, afin de prouver qu’il est souverain et applique les résolutions de l’Onu".
Dans le même temps, après un tir palestinien de roquette Qassam contre la ville de Sdérot, dans le désert du Néguev (sud), qui n’a fait ni blessé ni dégâts, l’aviation israélienne a attaqué des objectifs situés dans la bande de Gaza.
"Nos appareils ont attaqué dans le nord de la bande de Gaza dix routes donnant accès à des secteurs à partir desquels les organisations terroristes peuvent tirer des roquettes Qassam contre notre territoire", a précisé une porte-parole militaire.
Auparavant, l’aviation israélienne avait largué sur le nord du territoire des tracts avertissant ses habitants de ne pas s’exposer en circulant dans ce secteur, selon une source militaire.
Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a décrété lundi soir une zone où "la circulation de Palestiniens est désormais limitée" dans le nord de la bande de Gaza.
Cette "bande de sécurité" s’étend notamment sur les sites des ruines des colonies israéliennes détruites en août et septembre par l’armée dans le nord de la bande de Gaza, d’où Israkl s’est retiré en septembre après 38 ans d’occupation.
Les Etats-Unis ont regretté la création de cette "zone de sécurité" tout en se gardant de condamner cette mesure, appelant plutôt l’Autorité palestinienne à sanctionner les auteurs des récentes attaques à la roquette contre Israkl.
Ce brusque regain de violences survient alors que des élections sont prévues en Israkl et dans les territoires palestiniens et que le Liban traverse une nouvelle crise.

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