RDCongo : Joseph Kabila en tête

La tension née de l’absence de résultats officiels de la présidentielle du 30 juillet dans l’ex-Zaïre pourrait, en partie,  retomber avec l’affichage graduel des scores des candidats, qui devrait couper court aux spéculations qui inquiètent la communauté internationale. Les citoyens de la République démocratique du Congo (RDC) ont voté en masse aux élections présidentielles et législatives, premiers scrutins multipartites depuis plus de 40 ans.
Mais seul le nom du futur chef de l’Etat semble occuper les esprits. Pour l’heure, selon des résultats très partiels compilés de sources non-officielles à partir de données affichées dans les bureaux de vote d’une cinquantaine de villes, le président sortant Joseph Kabila arrive en tête, suivi du vice-président Jean-Pierre Bemba, chef du Mouvement de libération du Congo (MLC, ex-rébellion). Le premier obtiendrait un très bon score dans l’est et le second mènerait dans certaines provinces de l’ouest, notamment à Kinshasa. Ces tendances seront affinées par les scores qu’afficheront, au fur et à mesure, les 62 bureaux de compilation qui ont récolté les résultats des quelque 50.000 bureaux de vote d’un pays grand comme l’Europe occidentale. «Les premiers affichages devraient débuter lundi», a annoncé samedi le président de la commission électorale indépendante (CEI), l’abbé Apollinaire Malu Malu. La CEI annoncera le résultat au niveau national le 20 août au plus tard.
A ce stade, la communauté internationale, bailleur quasi-exclusif des 450 millions de dollars du processus électoral, redoute que les perdants n’acceptent pas le verdict et soient tentés d’enflammer la rue. Jeudi dernier, le Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat), qui regroupe notamment les ambassadeurs des cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’Onu, a entamé des consultations discrètes à Kinshasa avec différents leaders politiques.
Les craintes d’un dérapage du processus électoral, qui doit encore se poursuivre avec un éventuel second tour pour la présidentielle (29 octobre) et des scrutins provinciaux et locaux, ont été alimentées par la diffusion de pseudo-résultats annonçant la victoire de M.Kabila ou de M.Bemba. Quasi-quotidiennement, la communauté internationale, mais aussi la CEI et la Haute autorité des médias, ont condamné ces pratiques.

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