Réduire les déficits en diminuant le chômage

Réduire les déficits en diminuant le chômage

Les pays riches devront résorber leurs déficits dans les prochaines années en donnant la priorité à la lutte contre le chômage et en s’attaquant aux dépenses dont la diminution ne risque pas d’affecter la croissance économique, écrit l’OCDE dans un rapport publié mercredi. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques, l’assainissement des finances publiques, fortement dégradées sous l’effet de la crise mondiale, sera «un enjeu majeur» auquel seront confrontés la quasi-totalité de ses 30 pays membres. Ces pays, parmi les plus riches de la planète, devront tout d’abord mettre fin «de manière graduelle» aux mesures de relance, «au fur et à mesure du redressement de l’économie», explique l’OCDE dans son rapport annuel «Objectif croissance». Chaque gouvernement devra agir à son rythme, en fonction de la solidité de la reprise dans son pays, d’autant qu’un tour de vis budgétaire coordonné risquerait d’avoir des répercussions internationales essentiellement «négatives». Mais le retrait des plans de relance ne suffira pas, prévient l’organisation, car «l’aggravation actuelle» des déficits «est aussi imputable à des facteurs structurels». L’OCDE incite donc ses pays membres à mettre en œuvre des réformes structurelles qui puissent doper la croissance sur le long terme. Selon le rapport, les pays devront privilégier les mesures qui induisent un accroissement du taux d’emploi, jugées plus efficaces en termes de réduction du déficit public que celles qui passent par une hausse de la productivité de la main-d’œuvre. Une baisse du chômage réduit les prestations sociales et contribue à faire baisser le déficit, note l’OCDE. L’organisation dont le siège est à Paris estime en outre qu’«étant donné l’ampleur de l’assainissement budgétaire requis dans la plupart des pays», il faudra à la fois réduire les dépenses et augmenter les impôts. Les hausses des prélèvements obligatoires doivent néanmoins être limitées, car elles ont un effet plus négatif sur l’économie. Côté dépenses publiques, il faudra ménager «les plus productives», notamment dans l’éducation, la santé, la recherche et développement, les transports et les infrastructures de communication.

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