Seize personnes tuées en Algérie

Seize personnes tuées en Algérie

Des rebelles islamistes présumés ont tué 16 personnes dans la commune de Hamdania, localité située à 18 kilomètres au nord du chef-lieu de la wilaya de Médéa, à 80 km au sud d’Alger.
Les victimes, pour la plupart des jeunes gens, ont été tuées par balles, égorgées ou brûlées, vendredi soir, près d’un faux barrage routier, au cours de la plus violente attaque perpétrée contre des civils, depuis le début de Ramadan en Algérie, a déclaré à Reuters un responsable de la Défense civile.
Selon des habitants de la région, les victimes se rendaient sur leurs lopins de terre, dans la campagne. C’est ainsi que la famille Hadj a perdu six de ses membres. Achour (38 ans), Abdelkrim (14 ans), la mère Fatma-Zohra (72 ans), Hocine (46 ans), l’épouse Zahia (37 ans) et Farouk (18 ans). Les membres de la famille Hadj étaient à bord de deux véhicules, une Renault Megane et une Peugeot 403 bâchée. Ces deux voitures ont été les premières à être interceptées par les terroristes qui s’étaient scindés en deux groupes pour accomplir leur besogne.
La troisième voiture tombée dans le piège terroriste est une Peugeot 404 bâchée, à bord de laquelle se trouvaient les trois membres de la famille Mayouf : Djilali, le père, âgé de 45 ans et ses enfants jumeaux de 18 ans, Abdelkrim et Djamel.
Ces trois premières voitures ont été criblées de balles et puis incendiées par les assaillants. Les neuf victimes qui occupaient les trois véhicules ont été complètement carbonisées.
Une quatrième voiture de type Renault Express à bord de laquelle se trouvaient huit personnes n’a pu, elle non plus, échapper au massacre.
Ses occupants étaient Boughedaoui Abdelkader (67 ans) et son frère Amar (56 ans), Taâchachet Ahmed (57 ans), Amrane Dahmane (55 ans), Mahieddine Tahar (36 ans) et son frère Yahia (58 ans) ainsi que le jeune Saïfi Redha, natif de Hamdania qui n’avait pas vu la région de M’Sennou depuis une année.
Une source proche des services de sécurité a fait savoir par ailleurs que l’information selon laquelle 13 personnes seraient portées disparues était infondée. « J’ai appelé mon ami pour savoir s’il avait été pris dans l’embuscade. Quelqu’un d’autre a répondu et a dit: «Viens récupérer tes chiens' », a déclaré à Reuters un habitant du secteur qui a requis l’anonymat.
Une vaste opération militaire impliquant, notamment des unités anti-terroristes a été lancée pour retrouver les auteurs de l’embuscade, des islamistes présumés, dans cette région connue pour être un bastion des rebelles algériens.
Les victimes ont été inhumées samedi.
Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Zerhouni, a participé aux funérailles. Les autorités n’ont fait aucun commentaire, mais la radio officielle a confirmé la mort de 16 personnes.
Les rebelles islamistes algériens ont pour habitude d’intensifier leur activité pendant le mois de jeûne du Ramadan. Ces insurgés cherchent, depuis 1992, à instaurer un Etat islamiste en Algérie. « Les terroristes pensent se rapprocher de Dieu en tuant durant Ramadan », explique un expert algérien de la mouvance rebelle.
Pendant les années les plus sanglantes de l’insurrection islamiste en Algérie, de 1993 à 1997, un millier de personnes ont trouvé la mort pendant le mois de Ramadan. Le dernier mois de Ramadan avait été le moins meurtrier depuis dix ans, avec moins de 100 victimes.
Le huitième occupant et le seul survivant de ce massacre est Krim Mohamed âgé de 45 ans affirme que le groupe auteur de ce massacre était composé de six éléments.
Fidèles à leur logique meurtrière, les terroristes se sont acharnés sur leurs victimes avec une haine et une sauvagerie inégalables. Plus de quatre corps ont été décapités par les terroristes, les seuls à avoir été évacués vendredi en soirée sur l’hôpital de Médéa.
Les autres corps n’ont été découverts que dans la matinée du samedi. La plupart des habitants et des propriétaires terriens ont fui cette région, réputée être infestée de terroristes du GIA. Et personne n’ose s’y aventurer, la nuit

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