Semaine cruciale pour le dialogue inter-congolais

Le dialogue inter-congolais, qui rassemble tous les acteurs civils, politiques et militaires de la RDC, entre ce lundi dans sa sixième semaine après un démarrage hésitant et des tractations encore inabouties. Une crise liée à des affrontements entre forces gouvernementales et rebelles, dans l’Est du pays, avait même entraîné une interruption des discussions en début de mois.
Aujourd’hui, les Assises de Sun City semblent pourtant trouver leur « vitesse de croisière», comme souligné par le juriste mauritanien hacen Ould Lebatt, conseiller du «facilitateur» Ketumile Masire. Cette sérénité affichée contraste cependant avec le blocage des discussions concernant l’organisation de futures élections démocratiques et l’avenir proche de l’actuel dirigeant Joseph Kabila. Le gouvernement et les mouvements de rébellion, d’accords sur l’idée d’un partage du pouvoir de transition, restent opposés sur la forme que celui-ci devra prendre, en particulier sur le statut de l’actuel président Kabila. Pour Kinshasa, le chef de l’Etat doit rester. Pour l’opposition, c’est exclu.
Un certain découragement est même perçu chez les délégués chargés de cette question tandis que d’autres commissions parallèles – touchant notamment l’économie, le domaine humanitaire-social, la question de la paix et la réconciliation – semblent sur le point de finaliser leurs textes.
A l’heure actuelle, les accords obtenus concernent le programme économique de reconstruction, la réévaluation des contrats passés pendant la guerre (avec des pays étrangers notamment), le désarmement des milices, la création d’un tribunal international pour la RDC et d’une commission de « paix et réconciliation ». Mais comment ces projets pourraient-ils être appliqués sans la création d’une instance exécutive, même transitoire pour les mettre en marche ? Pressés par un ultimatum de douze jours – à compter du 31 mars – les participants aux travaux de Sun City doivent aussi faire face aux tensions sur le terrain et aux mouvements de troupes armées dans le Sud-Est. Des affrontements soutenus depuis des années par le Rwanda et l’Ouganda côté rebelles, et l’Angola et le Zimbabwe, côté pouvoir.

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