Sénégal : coup d’envoi de la présidentielle

Sénégal : coup d’envoi de la présidentielle

La campagne pour la présidentielle du 25 février est officiellement lancée au Sénégal, pays considéré comme un modèle de démocratie en Afrique. Quinze candidatures ont été retenues pour ce scrutin, dont notamment celles d’Abdoulaye Wade, 80 ans, des anciens Premiers ministres Moustapha Niasse (67 ans, Alliance des forces de progrès) et Idrissa Seck (47 ans), et de Ousmane Tanor Dieng (60 ans), leader du Parti socialiste.
Le nombre des candidats est supérieur à celui de la présidentielle de 2000 qui avait enregistré huit candidatures. Le président sortant, M. Wade, un libéral, fait figure de favori. À trois semaines du scrutin, une incertitude de taille demeure autour du positionnement politique d’Idrissa Seck, présenté auparavant comme le dauphin du président Wade avant de passer dans l’opposition.
A la surprise générale, Abdoulaye Wade a annoncé le 22 janvier dernier son retour dans le giron présidentiel, mais l’ancien Premier ministre tarde encore à confirmer cette réconciliation avec son père spirituel.
Après plusieurs consultations avec son ancien mentor, M. Seck a – en partie – éclairci sa position en annonçant le maintien de sa candidature, tout en entretenant le flou sur son éventuel retour au sein du parti au pouvoir, le Parti démocratique sénégalais (PDS).
Certains observateurs et analystes se déclarent persuadés que les deux hommes envisagent une union avant le second tour en cas de mise en difficulté d’un des deux candidats. Après un report controversé des législatives initialement prévues en même temps que la présidentielle, le climat politique s’était quelque peu envenimé ces derniers jours, aidé en cela par le bouche-à-oreille qui faisait état d’un éventuel report du scrutin.
Le 27 janvier, opposition et société civile avaient organisé un rassemblement pour protester notamment contre « le découplage des élections présidentielles et législatives» qui ont été reportées pour le 3 juin 2007.  Interdite par la police, cette manifestation s’était soldée par l’interpellation de plusieurs responsables de l’opposition, dont trois candidats à la présidentielle qui ont été relâchés quelques heures après.
Finalement, les tensions politiques ont été désamorcées en bonne partie par la confirmation jeudi dernier de la date de la présidentielle par le ministre de l’Intérieur Ousmane Ngom. Un apaisement qui est dû également au report d’une nouvelle manifestation de l’opposition interdite vendredi dernier, après une médiation d’un chef religieux. La voie est désormais ouverte pour la campagne dans un climat plus serein, avec plusieurs meetings qui devaient avoir lieu dimanche dans plusieurs villes du pays. Le président sortant devait ouvrir le bal à Mbacké (centre-ouest), alors que M. Dieng devait se rendre à Louga (nord-ouest) et MM. Seck et Niasse à Dakar. La campagne, qui dure 21 jours, devra prendre fin le 24 février.

Liberté provisoire pour des proches d’Idrissa Seck

Cinq proches de l’ex-Premier ministre sénégalais et candidat à la présidentielle Idrissa Seck, incarcérés depuis le 24 novembre à Saint-Louis (nord), ont été remis vendredi en liberté provisoire, a annoncé samedi l’un de leurs avocats. Parmi ces proches de M. Seck remis en liberté provisoire, figurent son principal garde du corps, Pape Sandiéry Diop dit "Vieux", et un autre membre de sa sécurité, Cheikh Ndiaye, qui avaient été inculpés de «détention d’armes à feu sans autorisation». Les autres détenus sont deux gardes du corps de M. Seck ainsi qu’un responsable de son parti. Ces trois personnes et Pape Sandiéry Diop ont été inculpés de «coups et blessures» sur la personne d’un militant du Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), ainsi que de «violences et voies de fait».

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