Sept morts dans un nouvel attentat

A Al-Qods-Est, sept personnes ont été tuées, et entre 50 et 60 blessées, dont neuf grièvement, dans un attentat survenu mercredi dans une cafétéria de l’université hébraïque du mont Scopus. Selon le porte-parole de la police, «la question de savoir s’il s’agissait d’un attentat suicide ou d’une bombe placée à l’intérieur de la cafétéria est toujours examinée». La police et la télévision avaient indiqué auparavant qu’il s’agissait d’un attentat suicide.
L’auteur de l’attentat, revendiqué par le Hamas, a réussi à passer au travers du dispositif de sécurité en place, a souligné la télévision. Selon des témoignages, il s’est glissé dans la queue qui s’était formée devant la caisse à la cafétéria Frank Sinatra, l’une des plus fréquentées de l’établissement. L’explosion a eu un effet dévastateur car elle s’est produite dans un lieu fermé, a précisé la télévision publique. L’attentat a eu lieu alors que le cabinet de sécurité israélien a adopté à l’unanimité un plan de lutte opérationnelle pour tenter d’empêcher les attentats suicide. Le 22 juillet, l’armée israélienne avait lancé un raid aérien sanglant sur Ghaza dans lequel un chef militaire du Hamas et 14 autres personnes, dont neuf enfants, avaient été tués. Les mouvements palestiniens avaient juré de venger les victimes de ce raid, le Hamas, promettant une «mer de sang» en Israël. Un attentat suicide perpétré mardi à Al-Qods-Ouest avait fait sept blessés et coûté la vie à son auteur palestinien. Il avait été revendiqué par les brigades des Martyrs d’Al-Aqsa, un groupe armé lié au Fatah. Concernant l’expulsion du parent de l’auteur d’un attentat suicide, celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un plan de lutte contre ce genre d’opération. le Palestinien concerné par cette mesure et dont l’identité n’était pas immédiatement connue, ayant 12 heures pour faire appel devant la cour suprême d’Israël. Ce plan a été présenté par les responsables militaires et les services de sécurité. Son application sera supervisée par Eliakim Rubinstein, le conseiller juridique du gouvernement, pour en assurer la légalité, a annoncé la radio publique, sans donner de détails sur les plan en raison de la censure imposée sur le dossier. Rubinstein, qui joue le rôle de procureur général, avait affirmé en juin qu’une mesure d’expulsion ne pouvait être prise qu’avec des «preuves tangibles de l’implication directe dans des activités terroristes». La réunion du cabinet a eu lieu au lendemain de déclarations d’Avi Dichter, chef du Shin Beth, le service de sécurité intérieure israélien, qui a révélé qu’il disposait de renseignements sur 60 attentats suicide en Israël en préparation. Dichter a précisé que ses services avaient mis en échec 12 projets d’attentats suicide en une semaine et qu’il y avait eu 91 attentats suicide (sans compter celui de mercredi Ndlr) en Israël depuis le début de l’Intifada.
Sur un autre plan, Salam Fayad, le ministre palestinien des Finances, a assuré mercredi qu’Israël avait versé sans condition une première tranche de près de 15 millions de dollars dus aux Palestiniens. «L’Autorité palestinienne a reçu un premier versement des sommes dues par Israël depuis le début de l’Intifada (en septembre 2000)», a-t-il indiqué dans un communiqué. Il a également démenti qu’Israël ait posé des conditions pour l’utilisation de cet argent, ainsi que les affirmations selon lesquelles il aurait refusé de l’encaisser. L’Autorité a reçu près de 15 millions de dollars, sur un total de 430 millions de dollars qu’Israël a gelé peu après le début de l’Intifada, en guise de sanction. Auparavant, un haut responsable israélien avait indiqué que le ministre palestinien avait refusé d’encaisser l’argent en raison des conditions posées par l’Etat hébreu pour son utilisation.

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