Sharon sur la défensive

Deux Palestiniens, dont un garçonnet de trois ans tué dans son lit par l’effondrement de murs dû au dynamitage d’une maison voisine, ont péri hier dimanche dans une agression de l’armée israélienne qui a mené une attaque à Rafah, dans la bande de Ghazza, et dynamité deux maisons appartenant à des familles palestiniennes.
La violence des explosions a abattu plusieurs habitations en même temps tuant le petit enfant dans l’une d’elles. La mère et une soeur du garçonnet ont été blessées, ainsi que 25 autres palestiniens vivant dans des maisons du quartier. Un peu plus tôt, un habitant de Rafah âgé de 26 ans avait été tué par des tirs de mitrailleuses israéliennes et que cinq autres personnes avaient été blessées, dont une grièvement. La répression aveugle israélienne ne semble pas avoir de limites malgré les appels internationaux. Même les Américains s’offusquent. Ariel Sharon a rendez-vous avec George Bush à Washington. Ce dernier multiplie les mises en garde pour convaincre son allié au Proche-Orient de faire preuve de retenue pour ne pas gêner les préparatifs américains contre l’Irak.
Mais, cette septième convocation du président américain depuis l’arrivée au pouvoir de Sharon prend des allures d’un voyage à haut risque pour le Premier ministre israélien qui veut apparaître comme un fidèle allié des Etats-Unis. Sharon, dont le départ est programmé pour ce soir, s’est fait tancé ces dernières semaines par les Américains qui ont exigé et obtenu le 29 septembre la levée du siège du quartier général de Yasser Arafat à Ramallah, imposé durant dix jours. Il s’est vu aussi infliger un autre blâme après l’agression sanglante lancée le 7 octobre par l’armée sioniste à Khan Younès dans la bande de Ghazza qui a coûté la vie à 17 Palestiniens et blessé une centaine de civils.
Vendredi dernier, Sharon a reçu un message de l’ambassadeur des Etats-Unis à Tel-Aviv, dans lequel Washington le critique pour son refus de lever le blocus imposé à la population palestinienne et la mort de civils palestiniens dans des agressions militaires. Ces ordres ont commencé à se matérialiser à différents niveaux, bien que timidement, pour faciliter la tâche aux Etats-Unis qui visent à rallier le plus de monde possible parmi les Arabes à leur campagne de guerre contre l’Irak.

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