SIDA : les pays riches décriés

La 2ème Conférence de la Société internationale du sida (IAS), qui a entamé ses travaux à Paris, dimanche dernier, a réuni 5.000 médecins et chercheurs venus de 120 pays. Ce fut l’occasion pour les militants des associations de défense des malades de manifester leur mécontentement contre les donateurs des pays riches. Car 10 milliards de dollars par an sont nécessaires pour lutter efficacement contre la maladie. Les différents intervenants, hommes politiques et scientifiques, ont réitéré leur appel pour l’accès aux traitements en faveur de toutes les personnes atteintes par le virus du sida, dont l’immense majorité vit dans les pays en voie de développement, et pour l’essentiel en Afrique. Nelson Mandela est venu rappeler le désespoir de ces pays, toujours privés d’accès aux traitements. »Nous avons affaire à la plus grande crise sanitaire de l’histoire de l’humanité », a souligné Nelson Mandela. L’ancien président sud africain, âgé de 85 ans, a critiqué le fait que les traitements anti-viraux restent financièrement inaccessibles aux déshérités. « Nous suivrons avec grand intérêt » l’application des engagements pris par le président américain George W. Bush, qui s’est engagé à consacrer 15 milliards de dollars sur cinq ans pour combattre le sida en Afrique et dans les Caraïbes. « Compte tenu de la taille de sa population et de son économie, la contribution de l’Europe devrait au moins atteindre sinon dépasser celle des Etats-Unis », a souhaité M. Mandela. Les chercheurs ont aussi rappelé que la bataille n’est pas gagnée dans les pays développés. En effet, le virus, qui réussit à contourner les défenses immunitaires de l’organisme, trouve également des parades aux traitements et constitue un casse-tête pour la mise au point d’un vaccin préventif. Toutefois, l’espoir n’est jamais perdu. Selon les chercheurs brésiliens, entre 1996 et aujourd’hui, la survie des personnes atteintes est passée en moyenne de 6 mois à 5 ans (90.000 décès évités entre 1996 et 2001).

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