Situation « d’urgence » aux Canaries face à la déferlante d’émigrants

Face aux appels à l’aide de l’UE lancés par le gouvernement local, le préfet Segura a estimé sur la Radio nationale espagnole qu’"aucune force institutionnelle au sein de l’Union européenne" ne peut contrôler une  immigration clandestine aussi "intense".

Interrogé sur l’échec des stratégies de contrôle de l’immigration clandestine, M. Segura répond: "ce n’est pas le gouvernement espagnol qui échoue, c’est le gouvernement de pays qui sont en train de démontrer une  incapacité notable à donner des chances de développement aux jeunes de leur pays". Et de citer le Sénégal, le Mali, la Sierra Léone, la Gambie et le Niger.

Les mesures annoncées lundi par Madrid, comme le renforcement de la surveillance maritime et aérienne des côtes africaines et des Canaries, notamment via la location d’un satellite, serviront à "améliorer" l’accueil des émigrants en détectant leur arrivée à l’avance, a dit M. Segura. "Mais cela ne va pas empêcher leur départ de leur pays d’origine", a-t-il souligné, "la responsabilité est du côté des gouvernements de ces pays".

Quelque 1.400 émigrants africains clandestins ont débarqué depuis le début du mois aux Canaries en provenance de Mauritanie et du Sénégal, dont un millier au cours des quatre derniers jours, ce qui crée sur place une situation  "d’urgence". "Cela ne s’était jamais produit", a-t-il ajouté.

Cette déferlante, favorisée par les conditions météorologiques, porte déjà à plus de 6.000 le nombre d’Africains arrivés sur les côtes espagnoles en 2006, contre 4.715 en 2005.

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