Sommet arabe : Consensus en vue

Mentionnée dans l’initiative de paix du prince Abdallah, la question des refugiés palestiniens avait été reléguée au sommet par les ministres arabes des Affaires étrangères qui n’ont pas pu parvenir à un consensus lors de leur réunion préparatoire lundi.
Président en exercice du sommet, le président libanais Emile Lahoud a solennellement rappelé que son pays refusait l’implantation des réfugiés palestiniens dont quelque 375.000 vivent sur son territoire. Un projet de déclaration finale soulignant «la nécessité d’assurer le droit au retour» des réfugiés «sur la base des résolutions internationales, notamment la résolution 194» de l’Assemblée générale de l’ONU votée en 1948, a circulé lundi soir, mais il pourrait être modifié par les dirigeants arabes.
Pour Riyad, Amman et Le Caire, l’initiative du prince Abdallah est un cadre général de paix, qui doit permettre à chaque pays par la suite de négocier les questions qui relèvent de sa souveraineté. Ces pays proposent comme formulation un «règlement juste de la question des réfugiés conformément à la résolution 194, «négocié directement par les parties concernées», ce qui signifie qu’Israël aura son mot à dire. Si Damas refuse l’implantation des Palestiniens pour des raisons idéologiques, pour Beyrouth, c’est une affaire cruciale qui risque, selon Emile Lahoud de «modifier l’équilibre démographique» entre Chrétiens et Musulmans.
Les conditions de vie des réfugiés, dont la moitié est parquée dans des camps miséreux, avait été le levain de la «révolution palestinienne» des années 1970. Une fois adoptée, l’initiative saoudienne qui fera l’objet d’un document à part des résolutions générales de ce sommet arabe ordinaire, constituerait pour les pays arabes la base d’un traité de paix global entre eux et Israël.
L’Egypte, d’abord irritée d’en avoir été informée par le biais d’une interview du prince héritier saoudien au New York Times le 17 février, s’est ralliée à l’initiative. Et le président Hosni Moubarak, tout en déconseillant à Yasser Arafat d’y venir, a assuré mardi que «le sommet va avaliser l’initiative saoudienne», dans une interview au quotidien libanais An-Nahar. Pour sa part, le chef de la diplomatie syrienne, Farouk al Chareh, a nié que son pays, traditionnel partisan de la fermeté vis-à-vis d’Israël, ait formulé des réserves.

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