Sommet de Séville : L’U.E. et l’immigration

Le Premier ministre britannique a écrit la semaine dernière à son homologue espagnol José Maria Aznar, dont le pays assume la présidence semestrielle de l’Union Européenne, pour lui faire plusieurs propositions en ce sens, a indiqué le porte-parole de M. Blair au cours d’un point de presse peu avant une rencontre à Londres entre les deux chefs de gouvernement. « Nous estimons que cette question devrait figurer en bonne place à Séville », a-t-il poursuivi. Et d’ajouter, dans une référence apparente à la percée électorale de listes ou candidats anti-immigration, notamment en France et aux Pays-Bas, que « les récents événements en Europe laissent penser que d’autres pays vont peut-être partager l’inquiétude du Premier ministre (britannique)».
Tony Blair propose notamment que «l’Union européenne ait recours si nécessaire à des moyens de pression économiques ou financiers pour encourager les pays tiers à reprendre davantage» d’immigrants dont les demandes d’accueil ont été rejetées par un pays de l’UE. Londres propose également que l’UE s’inspire de l’accord récent entre la Grande-Bretagne et l’Italie, aux termes duquel des experts des deux pays ont été envoyés dans les Balkans pour lutter sur place contre l’immigration clandestine. Enfin, le gouvernement britannique suggère que l’UE apporte une aide à ses Etats membres «en première ligne» pour leur permettre de renforcer leurs contrôles à leurs frontières, une référence notamment à la Grèce, frontalière de la macédoine, à la Turquie, à l’Albanie et à la Bulgarie.
Dans sa lettre à José-Maria Aznar, Tony Blair «s’inquiète du risque de voir le plan d’action européen (contre l’immigration clandestine) décidé au sommet de Tampere (Finlande) en octobre 1999 prendre du retard, et il estime que Séville est une bonne occasion de (lui) donner une nouvelle impulsion ».

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