Sommet du G8 : la sécurité énergétique d’abord

Sommet du G8 : la sécurité énergétique d’abord

Après avoir consacré la première journée du sommet du G8 à la crise du Proche-Orient, les huit puissances, réunies à Saint-Pétersbourg, se sont penchés sur l’un des thèmes de discussions voulus par la Russie, celui de l’énergie.
Les dirigeants sont tombés d’accord le point suivant : «améliorer la transparence et la stabilité sur les marchés mondiaux de l’énergie».
L’objectif implicite est d’essayer d’éteindre la flambée des prix du pétrole, qualifié de "problème grave" par les 8. 
La déclaration commune publiée dimanche est bien consensuelle, mais elle cache divers points de divergences. Il s’agit, notamment, de celui du nucléaire, souvent proposé comme une alternative à l’utilisation du pétrole. L’ Allemagne s’est engagée à renoncer au nucléaire dans les prochaines années. D’autres pays misent sur cette énergie considérée comme peu polluante.   
A Saint-Pétersbourg, les 8 dirigeants ont donc simplement convenu de la nécessité pour chacun, de «diversifier les sources d’énergie, par le recours aux énergies renouvelables».
Possibilité aussi, pour ceux qui le souhaitent, d’utiliser le nucléaire. Et en matière de pollution et de changements climatiques, les avis sont tellement tranchés que le sujet a été éludé dans la déclaration commune.
S’agissant de la situation au Liban, le président américain, George W. Bush a réaffirmé dimanche, qu’Israël a le droit de se défendre, et il n’a pas soutenu un appel du Liban à un cessez-le-feu immédiat.
«Notre message à Israël est défendez-vous, mais soyez attentifs aux conséquences, de sorte que nous préconisons la retenue», a dit le président américain, qui rejette la responsabilité de la situation sur le Hezbollah et ses alliés syrien et iranien.
De son côté, Jacques Chirac a appelé à un «cessez-le-feu durable au Liban et souligné l’urgence d’arrêter toutes les forces qui mettent en danger le Liban», une référence au Hezbollah, soutenu par l’Iran et la Syrie.
Par ailleurs et concernant le dossier nord-coréen, la secrétaire américaine d’Etat Condoleezza Rice a toutefois estimé que l’unité qui avait prévalu au Conseil de sécurité ne laisserait «au final d’autre choix à la Corée du Nord que de revenir aux discussions et rechercher la dénucléarisation de la péninsule coréenne».
Dan Bartlet, conseiller de George  W. Bush, a minimisé lui la réaction immédiate de Pyongyang, notant que «parfois la première réponse n’est pas la seule réponse, la réponse définitive». C’est la première fois que la Russie préside ce club informel des pays riches (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) où elle fait figure d’outsider. Son économie et son modèle politique sont sensiblement différents de ceux des autres. Avant que la situation ne s’embrase au Proche-Orient avec les bombardements israéliens au Liban, l’énergie figurait en tête de l’ordre du jour du G8. Car, depuis la petite «guerre de gaz» entre Moscou et Kiev, chacun défend sa vision
de la «sécurité énergétique». Sécurité de l’offre pour les uns, de la demande pour les autres. Mais visiblement, le dossier de l’énergie a été éclipsé par des problèmes plus immédiats : nucléaire iranien, missiles nord-coréens et l’escalade de violence que connaît le Proche-Orient. 

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