Téhéran menace d’une riposte contre Israël et les Etats-Unis

«Le régime sioniste fait actuellement pression sur les dirigeants de la Maison-Blanche pour préparer une attaque contre l’Iran. S’ils commettent une telle stupidité, la première réponse de l’Iran sera de mettre le feu à Tel Aviv et à la flotte américaine dans le Golfe persique», a déclaré Ali Shirazi, représentant du guide suprême Ali Khamenei au sein des forces navales des Gardiens de la révolution, cité mardi par l’agence Fars.
Les Etats-Unis, comme Israël, n’ont pas exclu récemment un recours à la force contre l’Iran en réponse à son programme nucléaire, dont les Occidentaux craignent qu’il ne cache un volet militaire sous couvert de production d’électricité. Les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime islamique iranien, effectuent des manoeuvres navales dans le Golfe, au centre des tensions à propos du dossier nucléaire de Téhéran, a rapporté mardi l’agence Fars. «Les manœuvres Grand Prophète III auxquelles participent les unités balistiques aériennes et des unités navales des Gardiens se déroulent en ce moment», a rapporté l’agence. L’objectif de ces manoeuvres est d’améliorer les «capacités de combat des unités balistiques et navales» des Gardiens de la révolution, ajoute l’agence, qui ne précise pas quand ont commencé ces exercices.
Les Gardiens de la révolution islamique, crées au lendemain de la victoire de la révolution de 1979, est une armée parallèle avec ses propres forces terrestres, navales et aériennes. Armée idéologique du régime, ils disposent de nombreuses missiles, notamment les Shahab-3 capables d’atteindre le territoire israélien et les bases militaires américaines dans la région. Le chef des Gardiens, le général Mohammad Ali Jafari, a menacé samedi «les ennemis» de «frappes fatales» dans le Golfe. Il a ajouté qu’en cas d’attaque contre l’Iran, «les tactiques (…) de guerre éclair des bateaux des Gardiens ne laisseront aucune chance de s’enfuir aux ennemis». Le chef d’état-major de l’armée iranienne a également averti samedi que Téhéran pourrait fermer le détroit stratégique d’Ormuz, par où transite environ 40% du pétrole mondial, si les intérêts de l’Iran étaient en jeu.

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