Tunisie: La liberté de conscience adoptée dans la nouvelle constitution

Tunisie: La liberté de conscience adoptée dans la nouvelle constitution

La Constituante tunisienne a adopté samedi 4 janvier les premiers articles de la future Constitution, garantissant la liberté de conscience et rejetant l’islam comme source de droit. Et ce après un  compromis entre les islamistes d’Ennahda ( majoritaires) et l’opposition.



Ainsi, les deux premiers articles, non amendables, définissent la Tunisie comme une République guidée par la « primauté du droit », un Etat « libre, indépendant, souverain » et « civil » dont la religion est l’islam.
Par ailleurs, deux amendements, l’un proposant l’islam et l’autre le Coran et la sunna comme « source principale de la législation », ont été rejetés.


L’Assemble Nationale Constituante qui a approuvé samedi quinze articles, a aussi consacré l’Etat comme « garant de la liberté de conscience », malgré la vive opposition de certains élus.



Ce même article définit l’Etat comme « protecteur du sacré », une formulation vague critiquée par des ONG craignant l’interprétation qui pourrait être faite d’une notion qui n’a pas été définie.


Les autres articles concernaient divers sujet, tels le service public dans l’intérêt général, une répartition équilibrée des richesses nationales ou encore la famille comme « cellule fondamentale » de la société. 

Un total de 146 articles et quelque 250 amendements doivent être étudiés pour permettre l’adoption de la loi Fondamentale avant le 14 janvier, 3e anniversaire de la révolution qui marqua le début du Printemps arabe.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *