Tunisie: le Premier ministre opère un important remaniement

Tunisie: le Premier ministre opère un important remaniement

Annoncé dans la foulée de l'attentat-kamikaze du bus de la Garde présidentielle, le 24 novembre 2015, le changement a concerné l'ensemble des ministères régaliens, notamment les Affaires étrangères, l'Intérieur et la Justice.

Comme promis, Habib Essid a mis en place un gouvernement plus ramassé, contrairement au cabinet sortant qui comptait 27 ministres et 14 secrétaires d'Etat.

La nouvelle équipe ne comporte que 13 ministres, alors que les postes de secrétaires d'Etat ont été totalement supprimés, selon un communiqué de la présidence du gouvernement.

La mission du futur cabinet sera axée autour de "la réalisation du développement, de la lutte contre la corruption et de la promotion des droits de l'Homme", avait expliqué M. Essid, dont le cabinet essuyait de nombreuses critiques sur sa pléthore et son inefficacité.

Début octobre dernier, le gouvernement tunisien allait connaître une première secousse avec la démission d'un membre influent de Nidaa Tounès, Lazhar Akremi, ministre chargé des relations avec l'Assemblée des représentants du peuple (APR, Parlement).

M. Akermi avait justifié sa décision par l'aggravation de "la corruption qui sape les institutions du pays et ralentit son développement économique".

Quelques jours plus tard, le ministre de la Justice Mohamed Salah Ben Aissa est démis de ses fonctions, en raison de divergences sur le projet de loi relatif au Conseil supérieur de la magistrature.

Outre le manque de cohésion et de solidarité entre ses composantes, le gouvernement tunisien a été surtout éclaboussé par les guerres intestines au sein de Nidaa Tounès.

Le gouvernement Essid est aussi mis à rude épreuve par une situation sécuritaire précaire avec la persistance de la menace terroriste.

Le secteur névralgique du tourisme a été touché de plein fouet par les attentats terroristes spectaculaires, qui ont visé le musée Bardo, le 18 mars dernier, et la ville de Sousse, le 26 juin dernier.

La détérioration de la situation économique et de la productivité a rendu plus difficile la tâche du gouvernement, tout aussi confronté à un front social en permanente ébullition.

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