Un Chinois indemnisé après 11 ans de prison suite à une erreur judiciaire

Un Chinois indemnisé après 11 ans de prison suite à une erreur judiciaire

Condamné en 2004 à la peine capitale pour le meurtre présumé de son camarade de classe, Zeng Aiyun, ancien diplômé de l'Université de Xiangtan, dans la province du Hunan (centre), a vu son procès annulé puis repris maintes fois, avant que la Cour populaire ne l'acquitte, en juillet dernier, pour manque de preuves.

Dans son verdict, le tribunal a tenu un autre étudiant, Chen Huazhang, pour seul responsable du crime, indiquant que le réel coupable, déjà condamné à mort pour complicité, a empoisonné la victime par jalousie et a mis la justice sur une fausse piste afin d'impliquer M. Aiyun, a fait savoir l'agence de presse officielle Chine nouvelle, ajoutant que ce dernier a bénéficié d'un dédommagement de 1,27 million de yuans.

Selon le journal Beijing Times, l'intéressé, mécontent du montant de l'indemnisation, a dit qu'il allait réclamer davantage.

Les erreurs judiciaires sont légion en Chine et induisent parfois des exécutions d'innocents. L'affaire la plus récente et la plus médiatisée à cet égard remonte à fin 2014, lorsqu'un tribunal de Mongolie intérieure (nord) avait prononcé un retentissant acquittement post-mortem d'un adolescent exécuté à tort 18 ans auparavant.

Hugjiltu, un jeune homme d'ethnie mongole, avait été condamné et mis à mort en 1996 après avoir "avoué", vraisemblablement sous la torture, le viol et le meurtre d'une ouvrière. Le véritable meurtrier a avoué son crime en 2005.

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