Un général Israélien évoque une « possible déstabilisation » en Egypte

"La situation incertaine en Syrie est évidente, mais même en Egypte on voit toutes sortes de premiers signes d’une possible déstabilisation du solide régime de Moubarak", a déclaré mercredi le général Moshe Kaplinsky, chef d’état-major adjoint de l’armée israélienne, devant un forum d’hommes d’affaires à Haëfa (nord).

L’ambassadeur d’Egypte à Tel-Aviv, Mohamad Assem Ibrahim, "a exprimé son étonnement à propos des déclarations faites par le chef-d’état major adjoint de l’armée israélienne, qu’il refuse de commenter", a indiqué à l’AFP responsable à la mission diplomatique égyptienne.

Les propos du général Kaplinsky ont été diffusés par la radio militaire dans le contexte des remous suscités le même jour par ceux du général Yaër Naveh, commandant de la région militaire centre d’Israkl, qui avait affirmé que le roi Abdallah II de Jordanie risquait d’être le dernier souverain hachémite.

La Jordanie et l’Egypte sont les deux seuls pays arabes au Proche-Orient à entretenir des relations diplomatiques avec Israkl.

Suite à la vive émotion suscitée à Amman par les propos du général Naveh, la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, ainsi que le ministre de la Défense, Shaoul Mofaz et le chef d’état-major, le général Dan Haloutz ont désavoué les déclarations du général Naveh, qui a rédigé jeudi une lettre d’excuses.

Le général Naveh avait averti mercredi qu’Abdallah II risquait d’être le "dernier souverain" hachémite, mettant en garde contre la constitution d’un "axe" islamiste de Téhéran à Gaza.

"Je ne suis pas sûr qu’il y aura un autre roi en Jordanie alors qu’environ 80% de la population de ce pays est constituée de Palestiniens", avait dit dans un exposé le général Naveh.

Il s’était alarmé du risque de constitution d’un "axe" islamiste qui partirait de l’Iran "qui proclame sa volonté de détruire Israkl", traverserait "l’Irak où l’on ne sait pas ce qui peut se passer", pour aboutir aux territoires palestiniens de Cisjordanie et Gaza.

Un tel axe pourrait, selon lui, traverser un jour la Jordanie où les islamistes "devraient beaucoup se renforcer" après la victoire des islamistes du Hamas aux législatives palestiniennes du 25 janvier.

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