Un rêve de démocratie

Un rêve de démocratie

Malgré les manifestations à Beyrouth, le Liban est, encore, loin de la démocratie. Malgré les promesses du président Assad, l’armée syrienne ne se retire pas du Liban. Abou Mazen n’est pas encore en mesure d’appliquer l’ordonnance de la démocratisation qui lui a été prescrite, à Londres, par Condolezza Rice et Tony Blair. Mais selon le grand analyste Harel, dans le quotidien Haaretz « il y a des signes, renforcés par la courageuse prise de position d’intellectuels de Damas, indiquant un rêve de démocratisation du Proche-Orient, – présenté par des experts comme une utopie ou un exercice de la droite israélienne pour éterniser l’occupation -, aurait commencé à prendre forme.
La majorité des Orientalistes, est et reste attachée à l’axiome « la démocratie ne rime pas avec ceux dont il ne faut pas exiger le respect des droits de l’Homme ou l’égalité avec la femme, comme les Occidentaux éclairés ». Des politiciens avaient, au cours de la période de l’application de l’accord d’Oslo, conditionné tout accord, non seulement basé sur la sécurité, mais aussi sur la démocratisation. Pour eux lier la paix à la démocratie c’est la remettre au plus lointain. Les fanatiques religieux arabes ou israéliens semblaient préférer des territoires à la paix : le Hamas, toute la Palestine, les Orthodoxes, le Grand Israël.
C’est une théorie, disent les gens d’extrême-droite, pour « expliquer la formule » selon laquelle, Itshac Rabin s’est allié au régime du Président Yasser Arafat, qui ne pouvait pas être démocrate pour lutter efficacement contre la violence armée, en dehors des entraves d’une Cour Suprême ou des droits de l’Homme. Pourtant les partenaires des accords d’Olso affirmaient : « le dirigeant qui ne respecte pas les droits de ses citoyens, violera aussi ses accords avec ses voisins »… Ceux sont, probablement des paroles d’adversaires de la paix «une tactique transparente pour garder les territoires» considère l’analyste Israël Harel…
Le président George Bush avait défini la démocratisation, en Irak, comme un des principaux objectifs, contrairement aux critiques des intellectuels et des journalistes américains. Le véritable objectif du Président Bush dans la guerre d’Irak reste celui des intérêts globaux des Etats-Unis, et était, véritablement de détruire le potentiel supposé d’armes massives que l’on croyait en possession de Saddam Hussein.
La démocratie commence-t-elle à souffler au Moyen-Orient ? Une petite majorité a réélu George Bush. Et, il avait fait de la démocratisation du Moyen-Orient un des slogans de sa Compagne électorale…
En Egypte, le président Moubarak s’intéresse, également, à la démocratie, en permettant des élections présidentielles libres. Jusque-là, il était le seul candidat obtenant 98% des voix. Personne ne peut dire s’il s’agit d’un message adressé aux Israéliens ou au dirigeants arabes. Il semble être, dans tous les cas, convaincu que le Président Bush serait déterminé à appliquer ses déclarations. Dans son discours d’investiture. George Bush a déclaré «seule la force de la liberté peut vaincre la tyrannie et le terrorisme. Les démocrates ne se font pas la guerre et ne donnent pas refuge au terrorisme».
Et pourquoi, alors, le gouvernement n’adapte-t-il pas cette doctrine, comme une exigence ultime, interroge l’analyste de Haaretz ? A présent, le Président Bush en a fait « sa vision stratégique pour le Moyen-Orient», et la Conférence de Londres est allée dans le même sens : Personne ne peut la rejeter, ni les Israéliens, ni les Palestiniens. C’est, donc, la garantie d’un meilleur accord et d’un plus grand soutien du président américain, qui peuvent probablement convaincre tous les dirigeants des pays du Moyen-Orient.

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