Villepin prend ses distances avec une loi controversée sur la colonisation

"Il n’y a pas d’histoire officielle en France", a dit le chef du gouvernement sur la radio publique France Inter, au sujet de la loi du 23 février 2005 dénoncée par l’opposition de gauche et à l’origine d’une vive controverse avec l’Algérie.
"Ce n’est pas aux politiques, ce n’est pas au Parlement d’écrire l’histoire ou de dire la mémoire. C’est la règle à laquelle nous devons être fidèle", a-t-il ajouté." La polémique autour de ce texte -voté par les députés du parti gouvernemental UMP- a notamment entraîné le report mercredi d’une visite dans les Antilles françaises du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, où des manifestations étaient prévues.
A ce propos, le Premier ministre a déclaré "comprendre très bien que Nicolas Sarkozy ait différé" son voyage dans les îles de la Martinique et de la Guadeloupe.
Il faut "un temps d’apaisement, un temps de dialogue", "que des gestes soient faits qui permettent d’avancer tous ensemble", a-t-il ajouté.
M. de Villepin a précisé qu’il revient à "l’inspection générale de l’éducation nationale de faire les programmes". "Et les enseignants sont libres dans le cadre de ses programmes de leur enseignement", a-t-il dit.
Nous devons "regarder notre histoire en face", "surtout les questions qui dérangent", a-t-il ajouté. "  Le parti socialiste avait tenté, en vain, le 29 novembre de faire abroger l’article 4 de la loi du 23 février sur les rapatriés d’Algérie qui reconnaît "le rôle positif de la France Outre-mer, notamment en Afrique du Nord".
Selon un sondage publié le 1er décembre, près de deux Français sur trois (64%) approuvent l’article controversé, qui a par ailleurs suscité de vives critiques des historiens.

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